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"Je fais ce que j'ai dit": le tacle de Macron à ses prédécesseurs

Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron. - AFP

Au cours d'une interview sur France 2, le chef de l'Etat a assuré qu'il réaliserait ses promesses de campagne au cours de son quinquennat. "Ca fait peut-être longtemps que ce n'était pas arrivé", a lancé le président à l'attention de ses prédécesseurs.

Il a voulu en faire un exercice de pédagogie. Dans un entretien diffusé ce dimanche sur France 2, le président de la République est revenu sur certaines de ses promesses de campagne et a assuré que son action et sa politique n'était que porté par ses engagements. Avant de s'en prendre, dans une critique à peine voilée, à ses prédécesseurs.

"Je fais ce que j'ai dit. Ca étonne peut-être, ça en contrarie d'autres, ça fait peut-être longtemps que ce n'était pas arrivé", a déclaré le chef de l'Etat dans l'émission "Entretien spécial", enregistrée mardi.

"Le leadership européen, international, je le tiens de mon peuple", a-t-il observé, estimant que "la France a stupéfait l'Europe et le monde" en choisissant d'"élire un président de 39 ans, un président qui n'avait aucun parti, que personne ne connaissait et qui sortait de nulle part". "J'essaie de faire au mieux, parfois j'y arrive tout de suite, parfois il y a des choses qu'on explique mal. Bon. Il faut reconnaître ses erreurs", a-t-il ajouté.

Tacle à Hollande

Promettant d'être "pleinement déterminé et à la tâche chaque jour, chaque heure", il a dit avoir conscience d'avoir "demandé des changements qui ont pu perturber (...), des choses qui pouvaient sembler non naturelles". "J'espère les avoir assez expliquées, je les réexpliquerais si elles n'étaient pas claires, et s'il y a des erreurs qui ont été faites, je les corrigerai", a-t-il poursuivi.

Interrogé sur les commentaires concernant sa personnalité, sa méthode ou sa manière d'exercer le pouvoir, Emmanuel Macron a répondu: "je commente peu, je lis tout". En référence directe à François Hollande, qui recevait couramment les journalistes, il a estimé qu'en tant que président, "il faut accepter une certaine distance, il ne faut pas être dans le commentaire de ce qu'on fait". "Il y a des choses dont je suis personnellement redevable et le système tient comme ça, il faut l'accepter", a ajouté le président précisant qu'il fallait aussi "accepter la part d'impopularité qui va avec certaines réformes".

"Mais quand on est impopulaire, il faut le mériter", a-t-il ironisé, alors qu'il opère une remontée dans les sondages que son prédécesseur n'a jamais connue, jugeant que "la pire des choses, c'est que les gens ne vous aiment pas sans bonne raison".

J.C. avec AFP