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Face au regain "des tensions", Macron s'entretient avec le président irakien

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron - Thomas Samson - Pool - AFP

Le président de la République multiplie les appels téléphoniques avec ses homologues depuis vendredi et la mort du général iranien Qassem Soleimani lors d'un raid américain en Irak qui fait craindre un embrasement de la région.

Emmanuel Macron s'est entretenu ce samedi matin avec le président irakien Barham Saleh, mettant en garde contre "une aggravation supplémentaire des tensions" après la mort dans un raid américain en Irak du puissant général iranien Qassem Soleimani, a annoncé l'Elysée.

"Face à l'accroissement des tensions", le chef de l'Etat "a rappelé son attachement à la sécurité et à la souveraineté de l'Irak", a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

"Les deux présidents sont convenus de rester en contact étroit pour éviter une aggravation supplémentaire des tensions et agir pour la stabilité de l'Irak et de la région dans son ensemble", a-t-on poursuivi de même source.

Emmanuel Macron a également été en contact téléphonique samedi avec le prince-héritier d'Abou Dhabi, cheikh Mohammed ben Zayed, dirigeant de facto des Emirats arabes unis avec qui ils "sont convenus d'agir ensemble auprès de toutes les parties prenantes pour éviter une escalade dangereuse des tensions dans la région."

Les obsèques de Soleimani, l'architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient, et d'Abou Mehdi al-Mouhandis, le dirigeant de fait des paramilitaires irakiens pro-iraniens du Hachd al-Chaabi, se sont déroulées samedi à Bagdad. Ces assassinats font craindre une conflagration régionale et une montée supplémentaires des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a évoqué avec Mohammed ben Zayed "les derniers développements de la crise libyenne et exprimé leur détermination à agir", deux jours après l'autorisation donnée par le parlement turc d'un déploiement de l'armée en Libye, a souligné l'Elysée. Les deux dirigeants ont notamment plaidé pour qu'un "cessez-le-feu soit établi" et que "les négociations interlibyennes reprennent dans les meilleurs délais".

Jé. M. avec AFP