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Et si François Hollande briguait la présidence du Conseil européen?

François Hollande à l'Élysée le 16 janvier 2017 lors d'une cérémonie de remise de la Légion d'honneur

François Hollande à l'Élysée le 16 janvier 2017 lors d'une cérémonie de remise de la Légion d'honneur - EPA POOL-AFP

François Hollande, qui prend soin de se tenir bien loin du débat de la primaire de la gauche, a des ambitions pour l'après-Élysée. En plus d'une fondation consacrée à l'innovation sociale, le président viserait le Conseil européen.

Il avait passé sa soirée au théâtre dimanche dernier lorsque les sept candidats de la primaire de la gauche s'affrontaient pour le deuxième débat. Alors que le premier tour de la consultation se tient dimanche, François Hollande demeure bien loin de la politique nationale.

"La plupart de ceux qui étaient en plateau ont été des opposants qui ont tout fait pour qu'il ne soit pas candidat", a indiqué au Parisien l'un de ses proches conseillers. Pour le dernier débat, ce jeudi soir, le président sera dans les Ardennes. Et lors du premier tour de la consultation, le président se trouvera au Chili pour une visite officielle. 

Vers la présidence du Conseil européen

Car le président a d'autres ambitions pour l'après-Élysée. Selon Le Parisien, François Hollande viserait la présidence du Conseil européen. D'ailleurs, la place sera vacante au moment même où il achèvera son quinquennat: le mandat de l'ancien Premier ministre polonais Donald Tusk prendra fin au mois de mai prochain.

Le chef de l'État a même déjà commencé à endosser les habits de cette fonction lorsqu'il a répondu aux attaques de Donald Trump, affirmant que l'Europe n'avait "pas besoin de conseils extérieurs pour lui dire ce qu'elle a à faire". "Il se projetait déjà dans le rôle", assure l'un de ses amis au quotidien.

Mais la bataille pour accéder au Conseil européen n'est pas encore gagnée. François Hollande devra être désigné à la majorité des 28 dirigeants de l'Union européenne alors que l'Europe est "très très à droite", ajoute un proche. Sans compter que sa candidature devra être défendue par le prochain locataire de l'Élysée. Une tâche qui paraît compliqué si le palais bascule à droite, comme le rappelle le journal national.

Une fondation en héritage

Conseil européen ou pas, François Hollande a également un autre projet. Et souhaite animer une fondation vouée à l'innovation sociale intitulée La France s'engage. Une intention qu'il a lui-même évoquée. Il a assuré qu'il souhaitait laisser un héritage "qui ne soit pas une construction, un bâtiment", faisant référence à la Pyramide du Louvre de François Mitterrand et au Musée du Quai Branly de Jacques Chirac, "mais qui soit simplement au service de toutes les initiatives qui permettent de changer notre pays". 

La France s'engage, "label qui récompense les projets les plus innovants au service de la société" comme se présente son site internet, deviendra ainsi une fondation d'utilité publique avant la fin de son quinquennat, a annoncé François Hollande mi-janvier. Fondée en 2014, "La France s'engage donne accès à un soutien financier, à des partenaires, à des acteurs publics, à un accompagnement pour recruter, élargir leur réseau et gagner en visibilité". Au total depuis sa création, 93 lauréats ont bénéficié d'une aide financière à hauteur de 38 millions d'euros.

"Il veut très vite se projeter dans l'avenir, rebondir", a indiqué un proche au quotidien. Selon un autre, quand François en parle, "les étincelles lui reviennent dans les yeux".

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Céline Hussonnois-Alaya