BFMTV

Au Niger, Macron estime que "nous sommes à un tournant de la guerre" contre le jihadisme au Sahel

Emmanuel Macron accueilli par le président nigérien Mahamadou Issoufou à son arrivée à Niamey, le 22 décembre 2019

Emmanuel Macron accueilli par le président nigérien Mahamadou Issoufou à son arrivée à Niamey, le 22 décembre 2019 - Ludovic MARIN / POOL / AFP

A Niamey, le président français a appelé à définir "de manière beaucoup plus claire les objectifs militaires, politiques et de développement" pour les prochains mois.

Le président français Emmanuel Macron a estimé ce dimanche à Niamey, où il s'est recueilli devant les tombes de 71 soldats nigériens tués en décembre, que la lutte contre le jihadisme au Sahel était à "un tournant", appelant les pays de la zone à redéfinir "plus clairement les objectifs".

"Les semaines qui viennent sont absolument décisives pour le combat que nous menons contre le terrorisme. Nous sommes à un tournant de cette guerre. Il nous faut (...) redéfinir plus clairement les objectifs" à l'occasion du sommet de Pau le 13 janvier, a affirmé le président français aux côtés de son homologue nigérien Mahamadou Issoufou. 

"Il faut définir de manière beaucoup plus claire les objectifs militaires, politiques et de développement pour les 6, 12 et 18 prochains mois", s souligné le chef d'Etat français, assurant qu'il n'était pas là "pour stigmatiser tel ou tel (pays)".

"Je vois des mouvements d'opposition, des groupes qui dénoncent la présence française comme une présence impérialiste néo-coloniale (....) Je vois dans trop de pays prospérer sans condamnation politique claire des sentiments anti-francais Je ne peux pas accepter d'envoyer nos soldats sur le terrain dans les pays où cette demande (de présence française) n'est pas clairement assumée", a poursuivi Emmanuel Macron. 

Un appel à la solidarité internationale

Le président nigérien Mahamadou Issoufou, allié du président français Emmanuel Macron dans sa vision de la lutte contre jihadisme, a quant à lui dévoilé que les pays du Sahel et la France lanceront "un appel à la solidarité internationale" lors du sommet de Pau (sud-ouest de la France) le 13 janvier.

"Je pense qu'à Pau nous lancerons un appel à la solidarité internationale pour que le Sahel et la France ne soient pas seuls dans ce combat, afin qu'on puisse mettre en place la coalition internationale la plus large possible contre ce fléau", a-t-il déclaré.
Me.R. avec AFP