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Pécresse: "A la place de Bartolone, je démissionnerais de la présidence de l'Assemblée"

Valérie Pécresse en meeting pour les élections régionales, le 11 avril 2015

Valérie Pécresse en meeting pour les élections régionales, le 11 avril 2015 - Stéphane de Sakutin - AFP

La candidate UMP à la présidence de la région d'Île-de-France attaque Claude Bartolone, qui vient d'annoncer qu'il sera le chef de file PS pour ce scrutin.

"Moi si j'étais à la place de Claude Bartolone, je démissionnerais de la présidence de l'Assemblée nationale pour faire campagne", a déclaré dimanche la candidate UMP à la présidence de la région d'Ile-de-France Valérie Pécresse au Grand Rendez-Vous I-Télé, Europe 1, Le Monde.

"J'ai pris l'engagement de ne jamais accepter un poste de ministre dans les six prochaines années", a précisé la députée des Yvelines. "Les Franciliens ont besoin d'un candidat à 100%, ils ont besoin de quelqu'un qui s'engage pour eux, pas d'un candidat intermittent, pas d'un candidat à contrecoeur, et on voit bien que Claude Bartolone n'avait pas envie de venir dans ce combat", a-t-elle accusé. L'actuel président de l'Assemblée nationale vient d'annoncer qu'il sera le chef de file du PS pour ce scrutin.

Le risque des "mélanges des genres"

Valérie Pécresse a aussi estimé qu'"il faut éviter la suspicion des mélanges des genres". "Le président de l'Assemblée nationale a des moyens colossaux", a-t-elle relevé. "Saura-t-on quand il recevra pour remettre une légion d'honneur à l'Hôtel de Lassay des centaines de personnes autour d'un buffet s'il le fait comme président ou comme candidat?", a-t-elle demandé.

Des soutiens de Valérie Pécresse, comme le député UMP du Val-d'Oise, Jérôme Chartier, ont déjà appelé Claude Bartolone à "choisir" entre son poste actuel et sa candidature à ces élections. En revanche, a réagi dimanche dans un communiqué le sénateur-maire d'Alfortville Luc Carvounas (PS), "le début de la campagne de Valérie Pécresse est marqué par le sceau sinon de la mauvaise foi, du moins de l'amnésie et de l'incompétence", rappelant qu'elle a été ministre et candidate à ces élections régionales en 2010.

"Le naufrage de la gauche"

Valérie Pécresse a par ailleurs affirmé qu'"on assiste en direct au naufrage de la gauche en Ile-de-France", citant "un bilan calamiteux en matière d'augmentation des inégalités, des transports indignes, des logements trop chers, de la pollution avec des pics atteints tous les jours, un chômage inégalé".

Selon elle, "aucun homme providentiel n'empêchera la gauche de rendre des comptes sur son bilan", ajoutant que Claude Bartolone, "élu au conseil régional avec Jean-Paul Huchon en 1998", "est aussi la doublure de François Hollande". "Il sera non seulement comptable de la politique de la région, non seulement comptable de sa politique en Seine-Saint-Denis, mais aussi comptable de la politique de la politique du gouvernement", a-t-elle prédit.

la rédaction avec AFP