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Sarkozy en meeting à Lille : "je m'adresse à la France qui travaille"

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"Je m'adresse à la France qui travaille", le ton du meeting de Nicolas Sarkozy ce jeudi soir à Lille est donné. Provocateur et volontariste, le chef de l'Etat a expliqué qu'il ne renoncerait jamais à se battre pour préserver l'emploi.

Après le travail, l'autre thème développé par Nicolas Sarkozy était celui de l'assistanat. "Celui qui travaille doit toujours gagner davantage que celui qui ne travaille pas", a asséné le président. Il a ensuite fustigé les très, très hauts revenus qui s'arrogent des avantages indécents "entre amis, dans les conseils d'administration" des entreprises.

Nicolas Sarkozy a répété sa volonté de baisser les charges sur les bas salaires. Il est aussi revenu sur l'idée des sept heures obligatoires que les titulaires du RSA devront effectuer au service de l'intérêt général. Il propose que l'octroi de ce revenu de solidarité active soit contrôlé de façon périodique, tous les 18 mois, afin de mesurer les progrès d'insertion réalisés.

Les 35 heures ont également fait l'objet d'une attaque en règle. Pour le candidat UMP, confondre la qualité et la quantité de travail a été une grave erreur. "En partageant le travail on ne créé par des emplois, on détruit des emplois", a-t-il ajouté.

Sur la forme, Nicolas Sarkozy a ironisé sur les divisions des socialistes. "Pourquoi attaquer (François Hollande) ? Les socialistes le font très bien entre eux !" a-t-il lancé. "Jamais je n'aurais osé affirmer : est-ce que les Français peuvent citer une seule chose que François Hollande aurait réalisée en 30 ans de vie politique ? Ce n'est pas de moi, c'est de Ségolène Royal", a-t-il déclaré, dans une allusion à des propos de l'ex-candidate de 2007 contre le député de Corrèze durant la primaire socialiste.

"Ce n'est pas non plus moi qui ai déclaré, je n'aurais pas osé : franchement, vous imaginez François Hollande président ? On rêve, c'est Laurent Fabius, un spécialiste du rêve", a enchaîné le président-candidat.