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Présidentielle : l'écart se resserre entre les deux favoris

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Réalisé par CSA pour BFMTV, RMC, 20 Minutes et CSC, ce sondage mesure l’évolution des intentions de vote pour le premier et le second tour de l’élection présidentielle, ainsi que l’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy.

Suivi des intentions de vote

Malgré une baisse de 2 points, François Hollande continue de faire la course en tête avec 28% d’intentions de vote au premier tour. En deuxième position, Nicolas Sarkozy gagne 1 point (27%). Il devance toujours nettement Marine Le Pen (17%, -0,5) et François Bayrou (11%, -2). Suivent loin derrière Jean-Luc Mélenchon (9%, +1), Eva Joly (3%, +1), Dominique de Villepin (2%, +1) et Nicolas Dupont-Aignan (1,5%, +0,5). Les autres candidats ne dépassent pas 0,5% d’intentions de vote.

Dans l’équilibre des forces politiques, seule la droite gagne du terrain (31%, +2,5). La gauche est stable (40%) tandis que les autres courants sont en baisse : l’extrême-gauche (-0,5), le centre (-1,5) et l’extrême-droite (-0,5).

Enfin, dans l’hypothèse d’un second tour qui opposerait le président sortant à François Hollande, bien qu’en baisse de 4 points, le candidat socialiste l’emporterait aujourd’hui avec 56% des intentions de vote face à Nicolas Sarkozy (44%).

L'entrée en campagne de Nicolas Sarkozy et sa crédibilité

Les avis sont partagés sur l’entrée en campagne du candidat Nicolas Sarkozy puisque 48% des Français la jugent bonne (vs. 46% mauvaise). S’agissant des thèmes et valeurs mis en avant, une majorité de Français (59%) estiment qu’ils sont plutôt de nature à diviser, dont 82% des sympathisants de gauche, 77% de ceux de l’extrême-gauche et 72% des sympathisants du Front national (vs. 34% de nature à rassembler). En termes de crédibilité, Nicolas Sarkozy ne convainc pas les Français sur chacun des items testés. Il obtient son meilleur score sur « les réformes en général » : 40% le juge alors convaincant. Quand il parle de son bilan (34%), de la formation et l’indemnisation sous conditions des chômeurs (32%), du recours au référendum (30%) ou encore « des problèmes des gens » (29%), moins d’un tiers des Français le trouve convaincant. 

L’introduction d’une part de vote à la proportionnelle aux élections législatives, mesure phare du candidat de l’UMP, est plutôt soutenu par l’opinion : 64% des Français y sont favorables, dont 74% des sympathisants du MoDem et, surprise, seulement 51% des sympathisants du FN (score le plus faible).