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Présidentielle: à Aubervilliers, Anne Hidalgo refuse de se résigner mais peine à mobiliser

En meeting à Aubervilliers alors qu'elle est toujours en difficulté dans les sondages, la candidate socialiste s'est exprimée devant des militants qui n'ont pas réussi à remplir la salle.

La démonstration de force n'a pas eu lieu. Anne Hidalgo a tenté, ce samedi lors d'un meeting à Aubervilliers, de relancer sa campagne. Mais la maire de Paris a dû prononcer son discours dans une salle très loin d'être remplie.

Son équipe ne s'attendait semble-t-il pas à ce que la participation à ce rassemblement soit si faible, puisqu'elle avait prévu de faire arriver Anne Hidalgo par l'arrière de la salle, qui peut accueillir 1500 personnes, de manière à ce qu'elle traverse le public jusqu'à la scène. Seulement, face aux images que cela aurait pu donner avec les sièges vides, la candidate a dû choisir une autre option.

Le meeting d'Anne Hidalgo à Aubervilliers le 22 janvier n'a pas fait salle comble
Le meeting d'Anne Hidalgo à Aubervilliers le 22 janvier n'a pas fait salle comble © Marie Gentric

Elle veut rester combattive

"À chaque échéance, on m’a donnée battue, exclue. À chaque échéance, j’ai tenu bon. On voudrait que je me résigne. À tous ces prophètes de malheur, je leur dis 'dans vos rêves'. Même les plus hostiles me reconnaissent au moins une qualité, je n’ai pas peur", a déclaré, dès le début de son discours, Anne Hidalgo.

Face aux "conservateurs de tout poil" et aux "populistes de tout plumage", elle s'est attachée à redorer l'image de son parti, défendant "ces socialistes qui les ont battus si souvent, (...) osent mener les réformes qu'ils détestent, (...) osent vouloir gouverner, osent étendre les droits des exploités, (...) lutter contre les aberrations de la société de marché, contre les menaces mortelles qui pèsent sur notre planète et sa biodiversité".

Elle a rappelé les grandes réformes menées par le PS, de l'abolition de la peine de mort aux 35 heures et à la cinquième semaine de congés, en passant par "le revenu minimum", le mariage pour tous ou encore l'accord de Paris sur le climat.

L'union définitivement enterrée

"Alors allons-nous céder? (...) Allons-nous laisser notre France sombrer dans les affres d'un libéralisme toujours plus violent avec les classes moyennes et les catégories populaires, avec la jeunesse, ou sombrer dans un national-populisme mortifère?" "Jamais", a-t-elle tonné.

Sans évoquer la primaire populaire, à laquelle elle refuse de participer et qui doit se terminer dans une semaine, elle a rappelé avoir réclamé un "débat honnête, ouvert, limpide" avec ses concurrents de gauche, mais "ils l'ont refusé". "La page est tournée, je défendrai notre projet, les Français trancheront", a-t-elle conclu.

Par Marie Gentric avec Anthony Audureau