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Présidentielle 2022: Montebourg enterre l'union des gauches et règle ses comptes avec le PS

Arnaud Montebourg invité de "BFM Politique" dimanche 24 octobre 2021

Arnaud Montebourg invité de "BFM Politique" dimanche 24 octobre 2021 - BFMTV

Invité ce dimanche de "BFM Politique", Arnaud Montebourg, qui se présente pour la présidentielle, a refusé tout rapprochement avec d'autres candidats de gauche, notamment Anne Hidalgo.

Arnaud Montebourg, ancien ministre de François Hollande, compte bien jouer sa partition pour 2022. Et ça se fera loin du Parti socialiste et peu importe la multiplication des candidatures à gauche. Invité ce dimanche de BFM Politique, le candidat à la présidentielle a réglé ses comptes avec son ancienne famille politique, avant d'opposer une fin de non-recevoir, à son tour, à la possibilité d'une union des gauches pour l'année prochaine.

"L'abandon des classes populaires" par le PS

La candidate socialiste Anne Hidalgo, à la peine dans les sondages, a tenté de relancer sa campagne ce samedi à Lille, en listant plusieurs propositions. Un discours qui n'a visiblement pas convaincu celui qui est devenu entrepreneur dans le "Made in France", ce dernier fermant la porte à tout ralliement sur notre antenne.

"Je souhaite bonne chance (à Anne Hidalgo), c'est la première courtoisie. Je voudrais dire que si j'ai quitté le PS, c'est parce qu'il a abandonné les Français et les classes populaires. Le quinquennat de François Hollande n'a pas été soldé (...) Pourquoi voudriez-vous que je la soutienne? Je ne vois pas mes idées défendues", a estimé l'ancien président du Conseil département de Saône-et-Loire.

"Pas d'union de la gauche" possible

Alors que la gauche est plus divisée que jamais avec de nombreuses candidatures sur la ligne de départ pour 2022, Arnaud Montebourg a refusé de prôner l'union entre les partis.

"Il n'y a pas d'union de la gauche quand vous voyez Mélenchon et Hidalgo se battre sur le précédent quinquennat avec Hollande au-dessus. Je veux retrouver l'esprit du Conseil national de la résistance qui a su réunir, des gaullistes jusqu'aux communistes, pour reconstruire la France. Il va bien falloir que chacun sorte de son camp et s'ouvre aux autres. On n'est pas à la hauteur de l'histoire", a estimé l'ancien député.

Réindustrialisation, retour en force du nucléaire avec la construction de petits réactions, 6ème République... Le candidat à la présidentielle a par ailleurs estimé que son programme qu'il défendait "dès 2011, lors de la primaire socialiste" est "à la hauteur des défis de l'époque". Il est actuellement crédité de 4% dans les sondages.

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Marie-Pierre Bourgeois