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Présidentielle 2022: le CSA demande aux médias de décompter le temps de parole d'Éric Zemmour

Le temps de parole du polémiste sur les médias audiovisuels devra être pris en compte à compter de jeudi. Une décision qui fait réagir au sein de son entourage.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) demande aux médias audiovisuels de "décompter", à partir de jeudi, "les interventions" du polémiste phare de CNews, Éric Zemmour, "portant sur le débat politique national", dans une décision rendue publique mercredi.

"Au regard des récents développements", le CSA "a considéré que M. Zemmour pouvait être regardé dorénavant, tant par ses prises de position et ses actions, que par les commentaires auxquels elles donnent lieu, comme un acteur du débat politique national", justifie le régulateur dans un communiqué.

Une décision qui fait réagir dans l'entourage d'Éric Zemmour. "Encore une preuve que les institutions essaient de le faire taire. Il gagne son procès à 16 heures, à 19 heures le CSA contre-attaque", a-t-on fustigé auprès de BFMTV dans la foulée.

Éric Zemmour a été relaxé mercredi en appel pour des propos anti-islam et anti-immigration tenus en 2019.

L'entourage du polémiste dénonce par ailleurs les fondements de la décision du CSA:

"En droit, on ne peut pas considérer un potentiel candidat comme un candidat. S'il hésite encore, il n'est pas candidat! Où est la base légale C'est une décision fondée sur la présomption et la rumeur", estime-t-on.

Le polémiste laisse depuis plusieurs mois planer le doute sur ses intentions quant à la prochaine élection présidentielle, tout en intervenant quotidiennement dans l'émission de CNews Face à l'info devant quelque 700.000 téléspectateurs.

Il est également censé reprendre l'émission Zemmour et Naulleau le 29 septembre sur la chaîne payante Paris Première.

Benjamin Duhamel et C.M. avec AFP