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Présidentielle: Bertrand veut passer outre la primaire, mais estime qu'"on ne gagne jamais seul"

Le président de la région Hauts-de-France est candidat à la présidentielle mais refuse de prendre part à une éventuelle primaire de la droite et du centre.

Il ne change pas de ligne. "Je suis candidat à l'élection présidentielle pour être président de la République (...) sans filtre et sans primaire, quoi qu'il arrive", a déclaré sans ambages Xavier Bertrand ce mercredi sur BFMTV-RMC, maintenant sa position déjà énoncée la veille sur TF1.

Candidat déclaré depuis plusieurs mois, le président des Hauts-de-France avait conditionné cette volonté à sa réélection à la tête de la région.

À droite, les candidats putatifs sont multiples. Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez pourraient se mettre sur les rangs. Mardi, à l'issue de la réunion du bureau politique des Républicains, Christian Jacob a déclaré qu'il ne pouvait "pas y avoir deux candidats de la droite et du centre" et que "rien n'(était) plus fort de l'union". Le patron LR a ajouté qu'en cas d'échec pour se rassembler, il avait demandé à Jean Leonetti d'œuvrer à "un processus de rassemblement".

"L'homme providentiel, ça n'existe pas"

"Je suis convaincu qu'il n'y aura qu'un candidat, un seul (...), qu'il sera qualifié au second tour", a fait valoir Xavier Bertrand ce mercredi.

"On ne gagne jamais seul dans la vie, et on ne dirige jamais seul. L'idée de l'homme providentiel bardé de toutes les compétences (...) ça n'existe pas et ça ne marche pas", a-t-il ajouté.

"J'ai quitté Les Républicains, ce n'est plus mon parti, mais c'est ma famille politique", a poursuivi l'ancien ministre de François Fillon, indiquant comprendre leurs réticences à se souvenir, mais faisant valoir sa "soif d'indépendance" et de "liberté".

Pour justifier son refus de participer à une primaire, Xavier Bertrand rappelle "les sacrés souvenirs" et les "divisions" laissés par celle organisée en 2016 en vue de la présidentielle de 2017, qui avait abouti à la victoire de François Fillon.

"On se divise plus qu'on ne rassemble" et "ceux qui en 2017 sont passés par la primaire ne sont pas allés au second tour", a-t-il estimé.
Clarisse Martin Journaliste BFMTV