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Présidentielle

"C'est de la maltraitance": Marine Le Pen favorable à l'abandon du protocole sanitaire à l'école

La candidate à l'élection présidentielle recommande simplement une prise de température à l'entrée des établissements scolaires.

Invitée de BFMTV-RMC ce mercredi, Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à l'élection présidentielle, a fortement critiqué le protocole sanitaire en vigueur à l'école, qui a connu trois adaptations en l'espace d'une semaine. Il prévoit qu'à la détection d'un cas positif dans une classe, tous ses élèves doivent se faire tester à trois reprises.

Des tests présentés comme de la "maltraitance"

"Les enfants, s'ils sont malades, compte tenu du nouveau variant, ce sont des formes légères. Donc moi je suis pour arrêter tout ça", a déclaré Marine Le Pen.

Et de comparer les tests qu'ils leur sont imposés pour retourner à l'école à de "la maltraitance".

"Ces enfants qu'on maintient, qu'on ceinture pour leur faire des tests, honnêtement, c'est de la maltraitance", a-t-elle estimé.

Ainsi, pour la candidate à l'élection présidentielle, compte tenu de la contagiosité massive du variant Omicron, une seule mesure s'avèrerait efficace à l'école. "Je pense qu'il faut mettre une chose en place dans les écoles, c'est la prise de température à l'entrée. Et les enfants qui ont de la température, on les renvoie à la maison. Tout le reste ne sert à rien".

Marine le Pen a également dit "comprendre parfaitement" la grève annoncée jeudi, à l'appel de plusieurs syndicats enseignants face à la situation sanitaire à l'école. Ces derniers réclament néanmoins non pas un allégement du protocole sanitaire à l'école, mais son renforcement, avec distribution de masques et capteurs de CO2.

Contre la vaccination des jeunes

Sur le sujet de l'épidémie, la présidente du Rassemblement national a également partagé sa position sur le pass sanitaire, appelé à devenir un pass vaccinal au travers d'un projet de loi actuellement étudié au Sénat. Elle s'est dite opposée à ce principe, notamment pour les jeunes.

"Pourquoi obliger les jeunes à se vacciner? Pourquoi ne pas réserver les efforts qui sont faits pour vacciner, pour aller vacciner les 15-20% de personnes âgées qui ne le sont pas encore, les gens avec des comorbidités ou fragiles? Et laissez tranquille les jeunes. Arrêtez de leur pourrir l'existence quand on sait que l'on a assisté en 2021 à une augmentation de 40% des gestes suicidaires pour les 12-24 ans", a-t-elle appelé.

Tout en reconnaissant que le vaccin protégeait des formes graves, mais n'avait "aucune influence sur la circulation du virus".

Quant à l'exemple québecois, qui entend imposer une taxe aux personnes non-vaccinées, Marine Le Pen a parlé d'une "dérive". "Alors on va mettre une taxe sur les fumeurs s'ils ont un cancer des poumons?", s'est-elle interrogée.

Jules Fresard