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Paris: NKM et Hidalgo de disputent "l'éthique" des élus

Nathalie Kosciusko-Morizet le 20 janvier, présentant la charte de déontologie cosignée avec les têtes de listes UMP à Paris.

Nathalie Kosciusko-Morizet le 20 janvier, présentant la charte de déontologie cosignée avec les têtes de listes UMP à Paris. - -

Les deux candidates à la mairie de Paris ont présenté leurs engagements en matière d'éthique des élus et de lutte contre les conflits d'intérêts.

La déontologie des élus parisiens, les deux candidates PS et UMP à la mairie de Paris ne la prennent pas à la légère - notamment après une année 2013 marquée par l'affaire Cahuzac. Et pour bien le montrer, les deux candidates ont réagi quasiment au même moment sur le sujet.

Ainsi, Nathalie Kosciusko-Morizet tenait lundi matin une conférence de presse pour assurer de ses engagements en la matière: les candidats têtes de liste réunis autour d'elle ont donc dû signer une "charte d'éthique pour une gouvernance renouvelée".

Dans cette charte, NKM évoque le plafonnement des indemnités d'élus, le contrôle de leur assiduité, un mécanisme de protection des fonctionnaires "lanceurs d'alerte". Elle promet des droits d'expression nouveaux pour l'opposition et le développement du recours au référendum "au-delà des procédures légales en matière de concertation".

"Ce ne sont pas des engagements partisans, ils doivent pouvoir être partagés par tous (...) C'est la bataille de la confiance renouvelée entre politiques et citoyens", a déclaré la candidate UMP.

Hidalgo grille la politesse à NKM

Sur ce sujet redevenu sensible en 2013 avec l'affaire Cahuzac, sa rivale Anne Hidalgo a tenu à lui griller la politesse en publiant une heure auparavant un communiqué "sur la transparence de la vie publique à Paris".

La candidate PS, qui se veut pionnière sur le non-cumul des mandats, y reproduit une "déclaration d'engagement" que chaque colistier aspirant à un siège au Conseil de Paris devra signer d'ici le 20 février. Est détaillé tout ce qu'ils seront tenus de déclarer (patrimoine immobilier, mobilier, activités exercées etc) à "la commission de déontologie" qu'Anne Hidalgo veut créer en cas de victoire au scrutin des 23 et 30 mars.

Composée de "personnalités qualifiées et indépendantes" (juristes, magistrats on ex-magistrats) cette commission aura notamment à se prononcer sur l'occupation de logements sociaux par les élus. Un sujet classique de tension en période pré-électorale à Paris, qui avait surgi en novembre dans la bataille NKM-Hidalgo.

A. K. avec AFP