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Municipales: à Strasbourg, LR et LaREM fusionnent derrière le candidat macroniste

Alain Fontanel, premier adjoint à la mairie de Strabsourg et candidat LaREM aux élections municipales, le 15 mars 2020

Alain Fontanel, premier adjoint à la mairie de Strabsourg et candidat LaREM aux élections municipales, le 15 mars 2020 - AFP - Frederick Florin

Cet accord, intervenu au dernier moment, est un véritable coup de théâtre dans la campagne: le marcheur Alain Fontanel et le LR Jean-Philippe Vetter avaient indiqué encore récemment qu'ils entendaient faire cavaliers seuls lors du second tour.

C'est un accord de plus entre droite et macronie qui marque cette fin de campagne étrange. Les listes LaREM et LR, arrivées respectivement deuxième et quatrième à l'issue du premier tour des municipales à Strasbourg, ont fusionné in extremis mardi, a indiqué le candidat macroniste Alain Fontanel. C'est lui qui prendra la tête de cette liste commune.

"Je m'étais adressé aux deux candidats les plus proches, (la socialiste) Catherine Trautmann et (le LR) Jean-Philippe Vetter et, ce soir, Jean-Philippe Vetter a répondu favorablement", a déclaré Alain Fontanel, 51 ans, dont la liste LaREM avait totalisé près de 20% des voix, contre 18% pour celle de Jean-Philippe Vetter.

"Mettre les étiquettes de côté"

Jean-Philippe Vetter, 39 ans, prendra la troisième place de cette liste fusionnée, qui sera présentée ce mercredi lors d'un point presse, a ajouté Alain Fontanel, ex-PS et actuel premier adjoint au maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries, dont il a reçu le soutien pour ce scrutin.

"Face à la crise que l'on vit, qui est sanitaire et déjà économique, et qui va être extrêmement lourde, ça n'est pas le temps de l'idéologie et de la division, c'est le temps de l'union", a indiqué de son côté Jean-Philippe Vetter.

"La question c'est de s'unir et de mettre les étiquettes de côté", a-t-il encore fait valoir.

En face, pas d'accord PS-EELV

Cet accord, intervenu au dernier moment est un véritable coup de théâtre dans la campagne: les deux hommes avaient en effet indiqué très récemment qu'ils entendaient faire cavaliers seuls lors du second tour.

Mais en milieu d'après-midi, les têtes de liste écologistes, Jeanne Barseghian, arrivée en tête au premier tour (près de 28%) et la candidate socialiste, l'ancienne maire de Strasbourg Catherine Trautmann, ont annoncé qu'elles renonçaient à fusionner leurs listes, avec la perspective d'une quadrangulaire le 28 juin.

Alain Fontanel et Jean-Philippe Vetter, qui totalisent ensemble 38% des voix, ont trouvé un accord qui les place donc en bonne position, à quelques semaines du scrutin.

"Pendant que le PS et les verts ont mis tristement énormément de défiance entre eux, nous, on a créé de la confiance", a assuré Jean-Philippe Vetter, disant son refus que Strasbourg soit aux mains de "personnes doctrinaires".

"Points de convergence"

Le rapprochement entre les deux listes a pu se faire sur la base d'une "volonté de réussir une alliance entre l'économique et le social", a expliqué Alain Fontanel, selon lequel le "danger d'éparpillement politique" dans l'hypothèse d'une quadrangulaire était "réel".

"La campagne avait déjà montré qu'il y avait des points de convergence" entre son programme et celui du candidat LR, a-t-il ajouté.

"On a tous les deux défendu un projet (...) d'écologie concret", a plaidé de son côté Jean-Philippe Vetter.

JP avec AFP