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Municipales à Paris: Dati dénonce "l'alliance factice" entre Hidalgo et Belliard

Sur France Inter, la candidate de la droite a estimé qu'Anne Hidalgo et David Belliard étaient partis divisés "de manière factice pour ensuite simuler une alliance".

La candidate Les Républicains à la mairie de Paris Rachida Dati a dénoncé vendredi "l'alliance factice" de la maire sortante Anne Hidalgo et du candidat écologiste David Belliard, se présentant comme le vrai rempart contre la bétonisation de la capitale.

"Ceux avec lesquels elle (Mme Hidalgo) s'allie (...), les écologistes de Paris, étaient déjà dans sa majorité. On part divisé de manière factice pour ensuite simuler une alliance", a expliqué l'ancienne ministre de la Justice sur France Inter.

"David Belliard fait partie du bilan de Mme Hidalgo"

"David Belliard fait partie du bilan de Mme Hidalgo. Il fait partie de la bétonisation de Paris", a-t-elle insisté. "On fait des alliances sur une écologie qui est aussi virtuelle", a-t-elle ajouté citant en exemple l'autorisation donnée par la maire sortante d'un projet de central à béton sur les voies sur berge dans le XVe ou la construction de logements sociaux sur des friches du XVIIIe.

"Nous, nous souhaitons végétaliser ces friches en pleine terre", a-t-elle affirmé estimant que les électeurs qui souhaitent de la végétalisation dans Paris sont "victime d'une escroquerie" à travers l'alliance des écologistes et de Mme Hidalgo, qui est elle même "prise en otage par les communistes réputés pour être les plus grands bétonneurs".

Dati se se place en "vote utile"

"Nous ne voulons plus de ces aberrations écologiques à Paris", a insisté l'ex-garde des Sceaux établissant une comparaison avec la gestion de l'ancien maire PS de Paris Bertrand Delanoë.

"Grâce au Grenelle de l'Environnement (...) nous avions pu faire avec M. Delanoë plus de 700 km de pistes de vélo, ensemble, dans la concertation. Aujourd'hui, le bilan de Mme Hidalgo, c'est moins de 100 km de pistes cyclables dans un espace public extrêmement tendu", a-t-elle indiqué.

Évacuant la concurrence d'Agnès Buzyn, tête de liste LREM, qui, dit-elle, "ne revient pas pour Paris mais parce qu'elle doit se justifier devant la commission d'enquête sur les dysfonctionnement de la gestion de crise sanitaire", Rachita Dati a appelé "les électeurs, y compris d'En marche, qui ne souhaitent pas la réélection de Mme Hidalgo" à voter "utile" en apportant leurs suffrages à ses candidats.

Ju. M. avec AFP