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Villeneuve-sur-Lot: "notre démocratie est en danger"

Le candidat du Front national, Etienne Bousquet-Cassagne, au soir du premier tour dimanche.

Le candidat du Front national, Etienne Bousquet-Cassagne, au soir du premier tour dimanche. - -

Coup de tonnerre dimanche dans la circonscription anciennement détenue par Jérôme Cahuzac, avec la qualification du FN face à l'UMP et l'élimination du PS au premier tour de l'élection législative partielle. Réactions.

"Immense victoire", "danger pour la démocratie", "effet du beau temps": sur notre antenne, les trois candidats UMP, FN et PS à l'élection législative partielle de Villeneuve-sur-Lot ont réagi différemment à la présence du Front national et à l'élimination du PS à l'issue du premier tour, dimanche.

>> A lire: Législative en Lot-et-Garonne: un second tour UMP/FN

"Vote d'adhésion pour le FN"

Arrivé second avec 26% des voix, le candidat FN Etienne Bousquet-Cassagne a exprimé la joie de ce qu'il a qualifié d'"immense victoire". "Jamais nous n'avions été au second tour sur cette circonscription auparavant", s'est-il targué.

Pour le benjamin des 17 candidats en lice (23 ans), "cela prouve que la dynamique est du côté du FN, et que nous représentont un vote d'adhésion". Il analyse également ce vote, le plus élevé jamais réalisé par un candidat FN lors d'une législative en Lot-et-Garonne, par une sanction des "mesures néfastes" prises par le gouvernement.

"Démocratie en danger"

"L'effet de la politique du gouvernement", c'est également ainsi que Jean-Louis Costes, le candidat UMP arrivé en tête du scrutin (28,7%), a analysé la défaite du PS et la présence du FN au second tour. Il ne croit pas à un "effet Cahuzac", mais plutôt "à la situation catastrophique sur le terrain" et la "grande détresse" des populations.

Mais le sourire n'était pas de mise. "De voir le Front national à un tel score sur cette circonscription, c'est le signe que notre démocratie est en danger", a commenté le maire de la commune de Fumel. Il a invité les électeur à "se mobiliser derrière [sa] candidature", insistant sur le fait que le FN "surfait sur la peur des gens", mais "ne proposait aucune solution rationnelle ni applicable".

"Faire barrage au FN"

Quant au candidat malheureux Bernard Barral, il a d'ores et déjà annoncé qu'il allait donner sa voix à Jean-Louis Costes dimanche prochain. Le candidat socialiste, troisième avec 23,7% des voix, a appelé les électeurs à "faire barrage" au Front national, à l'instar du Premier secrétaire du PS Harlem Désir.

Il a attribué sa défaite "au beau temps" qui, selon lui, a démobilisé l'électorat socialiste, à la division de la gauche et à un possible "effet Cahuzac". Tout en avouant qu'il "sentait, ces derniers jours, quelque chose monter".

M. T.