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La droite en passe de perdre tous ses sièges de député à Paris

Nathalie Kosciusko-Morizet est en difficulté sur l'ancienne circonscription de François Fillon à Paris.

Nathalie Kosciusko-Morizet est en difficulté sur l'ancienne circonscription de François Fillon à Paris. - Christophe Archambault - AFP

Si la gauche a été mise à mal dimanche soir lors du premier tour des élections législatives à Paris, la droite est aussi en mauvaise posture. Dans les six circonscriptions jusqu'alors tenue par la droite, les candidats Les Républicains sont devancés par les candidats de la République en marche.

Les candidats d'En marche ont tout raflé dimanche soir à Paris. Dans les 16 circonscriptions sur 18 où se présentait un candidat soutenu par le parti d'Emmanuel Macron, tous sont arrivés en tête au premier tour des élections législatives. La claque est historique pour le Parti socialiste, symbolisée par la défaite dès le premier tour de Jean-Christophe Cambadélis dans la 16e circonscription, mais la droite n'est pas en reste. 

Dans les six circonscriptions jusqu'alors acquises à la droite, les candidats Les Républicains sont tous devancés et menacés. 

Un candidat REM élu dès le premier tour

Dans la 1ère circonscription, le candidat de la République en marche Sylvain Maillard est même élu dès le premier tour avec 50,80% des voix. Avec ses 17,76%, le maire de droite du 1er arrondissement Jean-François Legaret n'aura pas réussi à récupérer le siège de Pierre Lellouche qui avait jeté l'éponge

Symbole de cette déroute à droite, Nathalie Kosciusko-Morizet est en grande difficulté dans la 2e circonscription parisienne. L'élue Les Républicains, investie sur l'ancienne circonscription de François Fillon est en ballotage défavorable avec 18,13% contre Gilles Le Gendre qui obtient 41,81%.

"C'est jouable" estimait pourtant dimanche soir NKM sur BFMTV, comptant sur le report de voix. Outre la vague En marche, la candidate a aussi dû faire campagne face à une droite divisée avec face à elle deux candidats dissidents: Henri Guaino et Jean-Pierre Lecoq, le maire du 6e arrondissement. 

Des figures de la droite parisienne en difficulté

Dans le reste de la capitale, les députés sortants sont aussi en mauvaise passe. Philippe Goujon, le maire du 15e arrondissement pourrait ainsi perdre le siège qu'il occupe à l'Assemblée depuis 2007. Avec 29,79% des suffrages, il est loin derrière sa concurrente macroniste Olivia Grégoire qui rafle 46,98% dans la 12e circonscription de Paris. Le député Jean-François Lamour est exactement dans la même situation dans la 13e circonscription. Il obtient 28,08% des voix, derrière le candidat En marche et chiraquien Huges Renson avec 43,58%.

L'écart est plus serré dans la 14e circonscription, mais le député sortant et maire du 16e arrondissement Claude Goasguen devra batailler pour garder son siège. Même s'il réalise le meilleure score des Républicains à Paris, il est lui aussi en ballotage défavorable avec 37,99% contre 44,20% pour Valérie Bougault-Delage, investie par la République en marche.

Dernière circonscription en jeu pour Les Républicains, la 4e, laissée vacante par le député sortant Bernard Debré. Dans celle-ci, la maire LR du 17e arrondissement Brigitte Kuster réalise le deuxième meilleur score des Républicains à Paris avec 36,42% mais ne parvient pas à accrocher la candidate En marche Ilana Cicurel qui obtient 46%.

Carole Blanchard