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Doubs: 2 sympathisants UMP sur 3 valident la ligne "ni PS - ni FN"

L'UMP doit indiquer ce mardi sa position officielle, Luc Chatel et Bruno Le Maire s'opposent au front républicain.

L'UMP doit indiquer ce mardi sa position officielle, Luc Chatel et Bruno Le Maire s'opposent au front républicain. - Miguel Medina - AFP

Deux électeurs de l'UMP sur trois souhaitent que le parti ne donne pas de consignes de vote pour le second tour de la législative partielle dans le Doubs, selon un sondage pour  Le Figaro. Le PS et le FN s'affrontent dimanche, après l'élimination du candidat UMP au premier tour.

La direction de l'UMP doit indiquer ce mardi sa position officielle. Soutenir le PS face au FN ou s'abstenir de toute consigne. Les sympathisants UMP interrogés dans un sondage Ifop pour Le Figaro préféreraient que le parti opte pour le "ni-ni". Ni "front républicain, ni Front national". Ils sont 67% à être favorables à cette ligne. 19% d'entre eux préféreraient que l'UMP appelle à voter pour le Parti socialiste et 14% pour le Front national.

A la question "Et vous personnellement, si vous étiez électeur dans cette circonscription, que feriez-vous dimanche?", les sympathisants UMP sont 40% à opter pour le vote blanc. 30% d'entre eux choisiraient un bulletin FN contre 20% pour le bulletin socialiste.

Contradictions au sein du parti

"Petit à petit, le "ni-ni" s'est imposé comme le plus petit dénominateur commun dans une famille politique assez divisée sur la question", explique au Figaro Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l'Ifop. Mais le débat sur l'existence d'un front républicain continue de diviser la droite.

Prenant de court Nicolas Sarkozy, plusieurs ténors du parti ont déjà annoncé leur soutien au PS. C'est le cas notamment d'Alain Juppé. Le maire de Bordeaux s'est fendu d'un billet de blog, avant la consigne officielle, expliquant son choix en faveur du candidat socialiste "pour barrer la route" au FN. Nathalie Kosciusko-Morizet et Dominique Bussereau ont aussi exprimé leur position "personnelle" en faveur du PS. Mais Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez et Henri Gauaino refusent de plaider pour le front républicain.

Transformation politique de l'UMP

Pour Jérôme Fourquet, cette large majorité des sympathisants UMP en faveur du "ni-ni" s'explique par une transformation politique au sein du parti. "La création de l'UDI peut expliquer en partie que le poids des défenseurs du front républicain a diminué au sein de l'UMP et auprès de ses sympathisants." Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI a lui appelé, dimanche, au front républicain.

Jérôme Fouquet estime que les résultats peuvent être préoccupants pour l'UMP. "Entre une gauche qui bénéficie d'un petit effet de remobilisation de son électorat après les attentats et un FN qui se maintient à un niveau élevé, l'UMP va devoir prouver qu'elle sera capable de se qualifier au second tour" lors des prochaines élections départementales

Carole Blanchard