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Départementales: Sarkozy tente de convaincre une dernière fois l'électorat FN

Nicolas Sarkozy en meeting à Perpignan dans les Pyrénées-Orientales jeudi soir.

Nicolas Sarkozy en meeting à Perpignan dans les Pyrénées-Orientales jeudi soir. - Raymond Roig - AFP

A trois jours des élections départementales, le chef de l'UMP, en meeting jeudi soir à Perpignan, a joué à fond la carte de la droite décomplexée dans l'espoir de séduire ceux qui seraient tentés par un vote frontiste.

Dernière ligne (très à) droite pour Nicolas Sarkozy à moins de trois jours du second tour des élections départementales. S'il n'est pas question d'envisager la moindre alliance avec le Front national, Nicolas Sarkozy a toutefois, abordé des thèmes sensibles comme l'immigration ou l'islam, avec Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, )à ses côtés.

Une France rurale "abandonnée"

Pour son dernier meeting de campagne qui s'est tenu jeudi soir à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, l'ancien chef de l'Etat s'est adressé "aux commerçants, aux artisans, aux retraités", tentés de voter FN. Mais aussi aux Français ruraux qui "se sont sentis abandonnés" alors que "l'on déversait des milliards dans les quartiers", a-t-il encore dénoncé dans un Palais des congrès plein à craquer.

"Nous n'avons plus de travail, plus d'argent et plus de logements à distribuer (...) Dès que nous accueillons une vague, une autre arrive", a tonné Nicolas Sarkozy, répétant que les "nouveaux Français (..) doivent s'adapter". Stigmatisant une nouvelle fois ceux qui pratiquent un islam "dans les caves et les garages". "Ce sont les religions qui s'adaptent à la République, pas la République qui s'adapte à la religion", a-t-il ajouté.

UDI + UMP, un paradoxe? 

Des propos qui ont été acclamés par près de 2.500 personnes (selon les organisateurs). Et également par Jean-Christophe Lagarde, le président de l'UDI, qui était l'invité star de Nicolas Sarkozy, et ce, malgré les différences d'opinion entre le centre et la droite. Un paradoxe? Le député-maire de Drancy a devancé la polémique en affirmant jeudi soir "qu'en politique, les différences sont des additions, et non pas des soustractions".

Par ailleurs, les positions décomplexées de Nicolas Sarkozy sur l'islam n'ont pas plu à Manuel Valls. En meeting à Tours, le même soir, le Premier ministre a accusé le chef de l'UMP de "courir après le Front national" en reprenant des "polémiques nauséabondes".

M.G.