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Départementales: La Corrèze, le "département du président", bascule à droite

Bernadette Chirac n'était pas candidate mais malgré son retrait elle s'est impliquée auprès des candidats d'opposition en Corrèze

Bernadette Chirac n'était pas candidate mais malgré son retrait elle s'est impliquée auprès des candidats d'opposition en Corrèze - Mehdi Fedouach - AFP

La Corrèze, département historique de François Hollande, a été emportée par l'UMP dimanche lors du second des élections départementales.

Le fief de François Hollande a basculé à droite ce dimanche à l'occasion du second tour des élections départementales. En effet, plusieurs cantons majeurs - sur 19 au total - de Corrèze ont été gagnés par les candidats de l'UMP, qui avaient notamment été chaperonnés par l'élue sortante et ancienne première dame Bernadette Chirac. Elle avait fait de ce scrutin une "vengeance personnelle" contre l'actuel président de la République, accusé de ne "s'intéresser à qu'à son mari".

Maigre consolation pour François Hollande, qui a voté tôt dimanche matin avant de partir en Tunisie, le maire de sa ville de Tulle, Bernard Combes, à qui il manquait 8 voix au premier tour, a lui été réélu dans son canton avec 64,22%.

La majorité n'a pas profité du report de voix

Dans la semaine, en Corrèze, la majorité sortante pour conserver les rênes du "département du président" espérait profiter d'un report massif des voix des électeurs du Rassemblement pour une alternative à gauche (PCF, EELV, PG, Nouvelle Donne et ensemble). Aucune consigne n'avait été donnée.

Gérard Bonnet, président du Conseil général, mis en ballottage dans son canton de l'Yssandonnais, a appelé dès dimanche dernier les électeurs de la gauche de la gauche à voter pour lui au second tour des élections départementales.

Quant à la droite, elle espérait au second tour un bon report des votes du Front national, dont aucun des neuf binômes en lice n'a survécu au premier tour en Corrèze: "Beaucoup de gens de droite on voté FN parce qu'ils en avaient marre des guerres de bonhommes à l'UMP. Il nous l'ont dit durant toute cette semaine que nous avons passée sur le terrain. Le second tour, c'est autre chose", expliquait Pascal Coste, leader de l'opposition. 

S.A.