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Départementales: au lendemain du crash de l'A320, Valls repart en campagne

Après avoir mis en pause sa campagne pour les élections départementales 24 heures à la suite du crash de l'avion A320 Germanwings dans les Alpes, Manuel Valls est de retour sur le terrain ce mercredi après-midi.

Après avoir mis en pause sa campagne pour les élections départementales 24 heures à la suite du crash de l'avion A320 Germanwings dans les Alpes, Manuel Valls est de retour sur le terrain ce mercredi après-midi. - Alain Jocard - AFP

Après avoir mis en pause sa campagne pour les élections départementales pendant une journée, à la suite du crash d'avion dans les Alpes, Manuel Valls est de retour sur le terrain ce mercredi après-midi. Mais pendant cette pause, ses adversaires, Nicolas Sarkozy notamment, ne lui ont pas accordé de répit.

Un peu plus de 24 heures après le drame, la politique reprend ses droits. Manuel Valls devait se rendre ce mercredi en fin d'après-midi à Fresnes, dans le Val-de-Marne, pour venir soutenir un binôme PS dans ce département où la gauche va devoir batailler ferme si elle souhaite ne pas perdre le conseil général.

Un déplacement qui était normalement prévu mardi, mais que le Premier ministre a finalement annulé après avoir mis en pause, pendant 24 heures, sa campagne pour les départementales à la suite du crash de l'avion A320 de la compagnie Germanwings, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

En charge de la cellule de crise

Durant cette courte trêve, le chef du gouvernement a mené, aux côtés du président de la République et du roi d'Espagne Felipe VI, la cellule de crise mise en place au ministère de l'Intérieur pour faire toute la lumière sur les circonstances de la catastrophe, et préparer au mieux l'accueil des familles des 150 victimes.

La campagne reprenant ses droits, Manuel Valls se rendra également jeudi soir à Tours, où il participera à un meeting. Là aussi, l'objectif sera de remobiliser l'électorat socialiste, l'Indre-et-Loire étant plus que susceptible de basculer de gauche à droite. La tournée de l'actuel locataire de Matignon s'achèvera ce vendredi avec un ultime déplacement, dont le lieu n'a pas encore été dévoilé à l'heure actuelle.

Du côté de Sarkozy et de l'UMP, pas de répit

De l'autre côté de l'échiquier politique, pas de répit. Quelques heures après le drame, mardi soir, Nicolas Sarkozy était lui en meeting à Asnières-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine. Si une minute de silence a été respectée avant le début de l'allocution de l'ex-chef de l'Etat, les attaques ont ensuite fusé contre le Front national (FN) de Marine Le Pen et sur François Hollande. Et de faire d'une pierre deux coups, en déclarant que "voter FN", c'est prolonger "le bail de Hollande".

Manuel Valls a-t-il d'ailleurs eu raison de suspendre un temps sa campagne? Pour le secrétaire général adjoint de l'UMP, Eric Ciotti il ne faut pas qu'il en fasse trop. "Il y a un moment de deuil, d'émotion", mais "dimanche, il y a un scrutin et les électeurs doivent aller voter, être éclairés sur les enjeux", a-t-il affirmé lors d'une interview chez Radio Classique.

"Je ne voudrais pas que le gouvernement - et on a vu hier certaines tentatives je dirais un peu rapides, certains déclarations - n'essaie d'utiliser cette situation", a redouté celui qui a été réélu dès le premier tour, dimanche dernier, dans son canton rural de Tourrette-Levens, dans les Alpes-Maritimes.

Jé. M.