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Devant le Congrès, Macron appelle les médias à "la retenue"

En préambule de son discours devant les parlementaires, le président de la République a dénoncé lundi après-midi "la recherche incessante du scandale" et le "viol permanent de la présomption d'innocence".

Au début de son discours devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, Emmanuel Macron a eu quelques mots pour la presse. Sans jamais citer expressément les médias, le Président a semblé s'adresser aux journalistes, appelant à "la retenue".

"Nous voulons une société de confiance et pour cela une loi ne suffit pas. C’est un comportement de chaque jour", a d'abord expliqué le président de la République, évoquant la loi de moralisation de la vie publique, dont il a fait l'un de ses chevaux de bataille.

"Société de la délation et du soupçon"

"Nous voulons aussi cette confiance, parce que la société de la délation et du soupçon généralisé qui était jusque-là la conséquence de l’impunité de quelques puissants, ne nous plaît pas davantage", a-t-il poursuivi. 

"La loi du gouvernement sera votée, je n’en doute pas, mais après qu’elle l’aura été, j’appelle à la retenue, j’appelle à en finir avec cette recherche incessante du scandale, avec le viol permanent de la présomption d’innocence, avec cette chasse à l’homme où parfois les réputations sont détruites et ou la reconnaissance de l’innocence, des mois, des années plus tard, ne fait pas le dizième du bruit qu’avait fait la mise en accusation initiale", a-t-il déclaré.

Une allusion à l'affaire Richard Ferrand, autour des Mutuelles de Bretagne, mais aussi sans doute à celle des assistants parlementaires du MoDem, qui a poussé trois ministres issus du parti centriste à démissionner pendant le remaniement qui a suivi les législatives. 

"Cette frénésie qui a touché tous les camps depuis tant de mois, parfois tant d’années, est indigne de nous et des principes de la République", a conclu Emmanuel Macron. 

Charlie Vandekerkhove