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Départs du groupe LaREM: pour Mélenchon, la dissolution de l'Assemblée est "une évidence"

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale - Thomas Samson - AFP

Dans un texte publié sur les réseaux sociaux, le leader LFI critique vertement les récents départs de députés du groupe parlementaire La République en Marche, qualifiant le bloc restant de "radeau de la méduse" et appelant à la dissolution de l'Assemblée nationale.

"A peine le 9ème groupe à l’Assemblée nationale a-t-il fini de choisir son nom, voici le 10ème qui s’avance". Après les dernières défections au sein du groupe parlementaire La République En Marche - qui ont signé la fin de sa majorité absolue -, selon le leader de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, la dissolution de l'Assemblée est "une évidence".

"Bien de mes amis disent qu’une dissolution s’impose. Sur le plan formel, si nous étions dans une démocratie normale c’est une évidence", écrit-il, dans un post intitulé "La Macronie en confettis".

La semaine dernière, sept députés quittaient le groupe de la majorité pour rejoindre le nouveau bloc parlementaire Écologie, démocratie, solidarité. Ce mardi matin, BFMTV a appris que sept nouveaux députés quittaient le groupe LaREM à l'Assemblée nationale pour rejoindre un dixième groupe, récemment créé également, nommé "Agir ensemble".

En changeant de bloc en cours de mandature "les fabricants de groupes ont tout simplement renié le vote de leurs électeurs", écrit Jean-Luc Mélenchon.

"Le radeau de la méduse"

"Agités, fébriles, vibrionnant, tirant à hue et à dia, poussant, tirant dans tous les sens. Le corps politique macroniste semble n’être plus que spasmes et contractions", écrit Jean-Luc Mélenchon, pointant du doigt la décomposition du groupe LaREM ces derniers jours, et qualifiant le groupe restant de "radeau de la méduse".

Le dernier groupe a été créé par des ex-membres du bloc UDI-Agir, qui ont été rejoints par des députés LaREM. Mais ce dixième noyau se présente tout de même dans son communiqué comme un "pilier de la majorité", et représente une aile politiquement proche du Premier ministre, ce qui fait dire à Jean-Luc Mélenchon que "cette fois-ci c’est la nuance Edouard Philippe qui s’organise distinctement".

Pour le député des Bouches-du-Rhône, ces différents départs signent un échec cuisant pour LaREM: "Le navire a coulé, les naufragés, les rats et les meilleurs nageurs auront bientôt chacun leur propre embarcation", écrit-il.

"Le pire de la Quatrième République"

Il pointe du doigt ces défections qui morcellent l'Assemblée nationale, comparant la situation actuelle à celle de la Quatrième République, lors de laquelle les revirements d'alliance fréquents au sein du Parlement avaient entraîné plusieurs chutes de gouvernement.

"Nous allons vivre le pire de la Quatrième République sous la pire des Cinquième", conclut le député.
Salomé Vincendon