BFMTV

Démission de Collomb: pour Darmanin, "il n'y a pas de crise politique"

Gérald Darmanin le 31 août 2018 à l'Elysée.

Gérald Darmanin le 31 août 2018 à l'Elysée. - Stéphane de Sakutin - AFP

Gérard Collomb a démissionné, laissant l'intérim à Edouard Philippe lors d'une passation de pouvoir qui a eu lieu ce mercredi matin.

Circulez, il n'y a rien à voir. Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a estimé ce mercredi qu'il n'y avait "pas de crise politique" en France malgré la démission de Gérard Collomb, assurant par ailleurs être "concentré" sur son poste, alors que son nom circule pour la place Beauvau parmi les pistes étudiées à droite.

"Il n'y a pas de crise politique. Je ne crois pas qu'il faille voir des crises politiques là où il n'y en a pas", a déclaré mardi le ministre, droit dans ses bottes, alors qu'il était invité de l'émission Les quatre vérités, sur France 2.

"Les crises politiques, c'est quand une majorité qui a été élue pour faire une réforme par exemple renverse un gouvernement, ça c'est arrivé en 1962", a poursuivi le ministre, niant toute "vacance de pouvoir" en matière de sécurité. "Le pouvoir à Beauvau est assuré par le Premier ministre", a-t-il dit, avant d'évoquer l'arrestation du braqueur en cavale Redoine Faïd, mardi à l'aube. "Le Premier ministre a été au rendez-vous de la sécurité des Français", a-t-il ajouté.

"Il n'y a aucun autre sujet pour moi que d'être ministre des Comptes publics"

Interrogé sur l'attitude de Gérard Collomb, qui a maintenu sa démission malgré le refus initial de l'Élysée, le ministre des Comptes publics a assuré "respecter ce choix". Le ministre de l'Intérieur "a souhaité être clair vis-à-vis des Lyonnais et vis-à-vis des Français. C'est un comportement tout à fait honorable", a jugé le locataire de Bercy, assurant n'être "pas là pour donner des bons points et mauvais points".

Interrogé ensuite sur ses propres intentions en vue des élections municipales, Gérald Darmanin a confirmé qu'il souhaitait s'impliquer dans la campagne électorale à Tourcoing (Nord), dont il a été maire, tout en jugeant son cas différent de celui de Gérard Collomb.

"Je ne serai sans doute pas tête de liste", a précisé le ministre, qui s'est par ailleurs dit "pleinement concentré" sur sa tâche, alors que son nom circule pour remplacer Gérard Collomb à l'Intérieur. "Il n'y a aucun autre sujet pour moi que d'être ministre des Comptes publics", a-t-il assuré.

Charlie Vandekerkhove avec AFP