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De Villiers : « Le gouvernement tape avec un maillet en caoutchouc »

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A quelques heures de la présentation du décret encadrant la rémunération des patrons des entreprises aidées par l'Etat, le député européen Philippe de Villiers appelle à davantage de rigueur.

François Fillon présente ce lundi 30 mars le décret encadrant la rémunération des patrons des entreprises aidées par l'Etat. Le député européen Philippe de Villiers, Président du "Mouvement pour la France", estime que « le gouvernement s'apprête à taper sur la table avec un maillet en caoutchouc ; ça vaut mieux que pas de maillet du tout, ajoute-t-il, mais en réalité on n'est pas à la dimension du problème. Il y a un scandale moral et économique. Décret, loi... peu importe ; il faut une mesure qui dise : toute entreprise qui reçoit de l'argent de l'Etat et qui délocalise, doit rembourser cet argent au contribuable, c'est-à-dire à l'Etat. »

« Interdire les stock-options, sans date limite »

Très ferme envers les stock-options, parachutes dorés et autres bonus, Philippe de Villiers réclame, « non pas un encadrement, comme dit le décret, temporaire jusqu'en 2010 - on sent que le gouvernement fait trempette là, juste pour voir - mais une mesure d'interdiction, sans date limite, quand, et seulement quand, il y a de l'argent de l'Etat. Il n'est pas normal que des entreprises qui sont en perfusion de l'argent du contribuable, puissent distribuer à leurs dirigeants des primes que leurs employés de reçoivent pas. Il faut aussi qu'il y ait un contrôle de la Cour des comptes de toutes les entreprises françaises aidées, une transparence pour que les Français sachent comment cet argent est utilisé. »

« La crise d'en haut, et celle d'en bas... »

Appelant à « ne pas faire d'amalgame » entre tous les patrons de toutes les entreprises, Philippe De Villiers explique qu'il y a selon lui, « 2 crises : celle d'en haut avec les commissaires de Bruxelles, les technocrates, les patrons des multinationales qui eux continuent à bien vivre, avec leurs indemnités de fonction ; et la crise d'en bas, délocalisation et chômage, une crise dans laquelle le petit patron, qui s'est arrêté de se payer depuis 2 mois, est dans la même situation que le salarié menacé chez Heuliez. Donc attention à l'amalgame ! »

La rédaction-Les Grandes Gueules