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De Villiers : « Le 7 juin, c'est le dernier vote sur la Turquie »

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A quelques jours des Européennes, Philippe De Villiers, candidat de la liste Libertas, opposée à l'entrée de la Turquie dans l'UE, revient sur les enjeux de ces élections.

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Le député européen Philippe de Villiers, Président du Mouvement Pour la France (MPF) et du Conseil général de la Vendée, est tête de liste aux élections européennes pour « Libertas » dans l'Ouest. Fermement opposé à l'intégration de la Turquie dans l'Union Européenne, il fustige l'attitude du Chef de l'Etat sur cette question délicate.

« Les Français payent pour les producteurs de lait turc »

« Sous présidence française, on a supprimé les quotas. Et on a donné un signal au monde entier : vous pouvez venir inonder le marché du lait européen. C'est ce qui s'est passé. Si le lait baisse en ce moment, c'est parce qu'il y a une surproduction. Et s'il y a une surproduction c'est parce qu'il y a du lait de Nouvelle Zélande et du lait d'Australie qui arrivent à flot.
L'Europe que je dénonce, c'est justement cette Europe qui a abattu petit à petit cette dernière régulation. Il y a d'ailleurs une chose cocasse : pendant qu'on met nos producteurs de lait sur la paille, moi j'ai découvert que Bruxelles - c'est-à-dire en fait le contribuable français, européen - paye pour le développement rural turc - c'est-à-dire pour les producteurs de lait turc. 85,5 millions d'euros sont attribués dans ce qu'on appelle les crédits de préadhésion. »

« Nicolas, tu ne peux pas continuer à dire des choses fausses »

« Je lance un appel à Nicolas Sarkozy, en le regardant dans les yeux : Nicolas, tu ne peux pas continuer à dire des choses qui sont fausses ; tu ne peux pas continuer à dire que tu es hostile à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, alors que tous les jours tu fais le contraire. Pourquoi il a supprimé le référendum obligatoire dans la Constitution, que Jacques Chirac avait mis ? Parce qu'il ne veut pas qu'on vote. Donc ça veut dire que le 7 juin c'est le dernier vote sur la Turquie. Déjà, les contribuables français payent chaque année pour la Turquie - 96 millions d'euros pour 2009. Nous faisons comme si la Turquie était déjà dans l'UE. Si Sarkozy était logique, il dirait : ça fait 2 ans que j'ai dit qu'on arrêtait la négociation, je l'arrête, je rappelle mon négociateur et on arrête de payer comme on le fait depuis 2 ans. Moi je demande qu'on stoppe net la négociation avec la Turquie. »

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La rédaction-Bourdin & Co