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Darmanin souhaite que "les électeurs du Front national puissent revenir dans le giron républicain"

Invité ce mercredi de Ruth Elkrief, le ministre de l'Intérieur souhaite que les électeurs du Rassemblement national puissent "revenir dans le giron républicain".

"On ne peut pas continuer à se dire qu'à chaque élection, c'est soit le Front national (ancien nom du Rassemblement national, ndlr), soit des partis républicains". Invité ce mercredi sur BFMTV face à Ruth Elkrief, Gérald Darmanin explique refuser de stigmatiser l'électorat de Marine Le Pen, dénonçant une forme de "mépris populaire".

Régulièrement accusé d'avoir été nommé ministre de l'Intérieur pour attirer les électeurs du Rassemblement national, l'ancien maire de Tourcoing assume vouloir faire "revenir (ces derniers) dans le giron républicain".

"Je ne distingue pas les gens qui votent Front national de ceux qui ne votent pas Front national", confie Gérald Darmanin qui considère que de les pointer du doigt "alors qu'ils vivent des difficultés" conduirait à "laisser à Marine Le Pen le pouvoir".

Darmanin dénonce le "mépris parisien"

"Je n'aime pas ce mépris parisien de ceux qui ont réussi contre ceux qui, en province et dans les quartiers, peuvent s'abstenir ou voter FN et qui disent que je suis venu chercher les voix de l'extrême-droite", poursuit le ministre de l'Intérieur qui assure vouloir "se battre contre ces partis extrêmistes qui veulent changer la France".

"Je suis très fier de constater que si Madame Le Pen récolte 25% parfois 30% des voix à l'élection présidentielle dans la ville de Tourcoing, quand je me présente aux élections, le candidat FN fasse moins de 10%", se réjouit-il, avant de conclure qu'il serait "très heureux que Madame Le Pen fasse moins de voix" et que "plus de gens qui aient voté pour elle se tournent vers le président de la République".

Mélanie Rostagnat Journaliste BFMTV