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Cumul : Le PS veut "des parlementaires à temps plein"

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Le texte obligera les députés à choisir entre leur mandat national et leur mandat exécutif local à partir de 2017. L'Assemblée nationale doit se prononcer ce mercredi.

À deux mois des élections municipales, le texte sur le cumul des mandats revient ce mardi à l'Assemblée, pour une adoption prévue mercredi.

Promesse de campagne de François Hollande qui devait entrer en vigueur dès 2014, le texte obligera les députés à choisir entre leur mandat national et leur mandat exécutif local à partir de 2017. 60% des parlementaires sont aujourd'hui des "cumulards".

Mais dès cette année, Manuel Valls a demandé aux parlementaires candidats aux municipales de dire s'ils comptent aller au terme de leur mandat local ou l'abandonner quand la loi entrera en vigueur.

Et les cumulards sont de plus en plus nombreux à promettre d'abandonner leur siège de député ou de sénateur en 2017 s'ils l'emportent aux municipales. Parmi eux, le maire UMP de Nice Christian Estrosi ou le député Lionnel Luca député, candidat à la mairie de Villeneuve-Loubet.

Deux-tiers des sénateurs et un député sur deux

A gauche ,le député socialiste Razzy Hammadi candidat à Montreuil et le candidat à Marseille Patrick Mennucci se sont également engagés. Patrick Mennuci assure même qu'il abandonnera son siège de parlementaire dès cette année s'il l'emporte.

Christophe Borgel, député socialiste de Haute-Garonne et rapporteur du projet de loi à l'Assemblée, a rappellé sur RMC qu'"on passe notre temps à se plaindre que l'Assemblé nationale ne joue pas assez son rôle et que les députés n'y sont pas assez présents".

Le député se dit donc "favorable à des parlementaires à temps plein", notamment pour le "renouveau de la vie démocratique".

"Les députés qui cumulent ne sont pas ceux qui sont le moins actifs dans le débat", a rétorqué Hervé Mariton, député UMP de la Drôme, qui a estimé également que le non-cumul "mettrait bien d'avantage les élus dans les mains de leur parti" et les éloignerait du terrain "dans un pays qui a une longue tradition d'oppression de la province"."Je ne veux pas que mon patron demain soit mon parti", a-t-il rappelé, redoutant "un système d'apparatchiks".

Deux tiers des sénateurs et plus d'un député sur deux sont des "cumulards". Tous les partis dépassent les 50 % de cumulards. À une exception près : les écologistes, dans les rangs desquels seuls trois parlementaires sur 29 ont un mandat exécutif local.

La rédaction avec M. Dupin