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Covid-19: face à la flambée des cas, le maire de Metz plaide pour des confinements locaux

La préfecture de Moselle connaît actuellement une flambée épidémique, avec un taux d'incidence de 396 cas pour 100.000 habitants.

396 cas de Covid-19 pour 100.000 habitants, le taux d'incidence de la ville de Metz, en Moselle, dépasse largement la moyenne nationale qui est de 212 cas pour le même ratio. Un haut niveau qui rappelle la première vague épidémique au printemps dernier, où les services hospitaliers avaient "été complètement débordés", de l'aveu du maire de la ville, François Grosdidier, élu en juin 2020.

L'édile Les Républicains (LR), ancien sénateur, plaide depuis plusieurs semaines pour un changement de stratégie face au coronavirus:

"Ca fait des semaines, pour ne pas dire des mois, que j'explique que le couvre-feu à 18 heures ne sert à rien", critique François Grosdidier, le jugeant même "contre-productif".

Pas de mesure ou confinement circonscrit

L'élu LR prône deux postures: soit le fait de ne pas prendre de mesure particulière, soit, "quand on s'approche de la zone critique de saturation des urgences", un confinement "mais de façon limitée dans l'espace et dans le temps".

François Grosdidier, pour fonder ses dires, s'appuie sur une étude réalisée par le CHU de Toulouse, notamment relayée par Le Figaro, qui, sans tirer de conclusion définitive, avance que le couvre-feu à 18 heures aurait pu contribuer à la dynamique épidémique.

"Nous ne pouvons pas être catégoriques, mais l'hypothèse la plus probable, c'est bien que l'avancée du couvre-feu a été contre-productive. Peut-être parce qu'elle a rassemblé plus de monde aux mêmes endroits sur des horaires restreints (transports, supermarchés, etc), expliquait au Figaro Chloé Dimeglio, biostatisticienne au laboratoire de virologie du CHU de Toulouse.
Clarisse Martin Journaliste BFMTV