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Covid-19: Edouard Philippe juge que "la situation est grave" dans sa ville du Havre

Édouard Philippe, le 5 juillet 2020 au Havre.

Édouard Philippe, le 5 juillet 2020 au Havre. - SAMEER AL-DOUMY / AFP

En Normandie, la ville du Havre "est la plus concernée par l'aggravation et par l'accélération de l'épidémie", avait déjà déclaré l'ex-Premier ministre.

Pour Édouard Philippe, "la situation est grave". L'ancien Premier ministre français, et actuel maire de la ville, a décrit une situation sanitaire "difficile" dans sa commune de Seine-Maritime, au cours d'un entretien avec le journal local Paris-Normandie publié ce mardi.

"La Normandie dans son ensemble est plus affectée qu’elle ne l’a été au printemps", affirme-t-il. "La situation doit être prise très au sérieux parce que les chiffres montrent presque une saturation – même si on n’y est pas encore – des lits de réanimation. C’est ce que nous voulons éviter mais c’est un risque réel au Havre".

Samedi, Edouard Philippe alertait déjà la population de sa municipalité dans une vidéo, rappelant que le taux d'incidence y était de 442 cas pour 100.000 habitants. "Nous sommes d'assez loin au-dessus de la moyenne, et nous sommes la métropole qui en Seine-Maritime et en Normandie, est la plus concernée par l'aggravation et par l'accélération de l'épidémie", expliquait-il.

Un numéro vert pour les personnes volontaires

Pour éviter d'arriver à la saturation des hôpitaux dans la ville, le maire souligne que les hôpitaux privés et publics sont en collaboration pour délocaliser certaines opérations, afin qu'elles ne soient pas annulées.

Comme dans d'autres villes françaises, des lits de réanimation ont été ouverts pour faire face au nombre de patients arrivant et les cadences des personnels soignants revues à la hausse. La mairie lance également un numéro vert en collaboration avec l'Agence Régionale de Santé, le 0800 73 20 64.

"Ce numéro va servir à toutes les personnes volontaires qui ont eu une formation médicale, qui ont été médecin, infirmier, aide-soignant... qui ont cessé leur activité, pris leur retraite... et veulent donner un coup de main", explique Edouard Philippe dans Paris Normandie.
Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV