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Coronavirus: pour Damien Abad, il faut "un durcissement du confinement"

Le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale estime que les annonces d'Edouard Philippe lundi soir concernant les règles de confinement sont insuffisantes.

Il faut durcir les conditions de confinement des Français, pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, estime le député de l'Ain Damien Abad, président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée nationale. Le parlementaire n'a pas été satisfait par les annonces faites par Edouard Philippe lundi soir. Le Premier ministre a notamment annoncé la fermeture des marchés ouverts et précisé les conditions de sortie pour faire de l'exercice autour de chez soi.

"Il ne peut pas y avoir de 'en même temps' en matière de confinement et les Français ne comprennent pas par exemple pourquoi on autorise encore le jogging et que dans le même temps on ne peut plus travailler et se déplacer en temps que tel", a fustigé Damien Abad sur BFMTV ce mardi.

Le député prône "un durcissement du confinement, des règles strictes et des règles strictement appliquées et respectées partout sur le territoire. Il s'agit tout simplement de la santé des Françaises et des Français et donc il faut là-dessus qu'on ait un respect absolu de ces règles", a-t-il poursuivi.

Le gouvernement prêt "à rendre des comptes"

Damien Abad reste néanmoins flou sur la nécessité d'un confinement total. Il défend un confinement "qui mérite qu'il soit respecté. Je pense que le jogging honnêtement apparaît superflu compte tenu de la période, il faut simplement permettre des allées et venues pour s'alimenter bien entendu ou alors pour aller travailler quand il s'agit des besoins vitaux".

Le chef de file LR au Palais-Bourbon confirme par ailleurs la tenue d'une commission d'enquête parlementaire à l'automne prochain, mais nie la fin de l'union nationale qui prévaut actuellement en ce temps de crise.

"Il s'agit pas d'accuser tel ou tel, il s'agit simplement d'en tirer les leçons parce que une fois mais pas deux une telle crise sanitaire", défend Abad.

Lundi, le gouvernement, par la voix de sa porte-parole Sibeth Ndiaye, s'est dit prêt à "rendre des comptes" sur sa gestion de la crise du coronavirus.

Clarisse Martin