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Coronavirus: Philippe assure que l'hôpital français "n'a pas été débordé" par la crise sanitaire

Le Premier ministre a assuré que le confinement avait été décidé afin d'éviter la saturation des établissements hospitaliers français.

Au lendemain des annonces d'Emmanuel Macron, parmi lesquelles la prolongation du confinement jusqu'au 11 mai prochain, les prises de parole se sont multipliées ce mardi. Outre les ministres Christophe Castaner et Jean-Michel Blanquer, Édouard Philippe a également été interpellé à l'Assemble nationale.

Interrogé quant à la situation des hôpitaux français, le Premier ministre a souligné que le gouvernement, dès le début de la crise sanitaire du coronavirus, avait tenté de protéger ses établissements de santé. 

"La décision qui a été prise, et assumée, de procéder au confinement, l'a été pour garantir que (les) malades présentant des cas sévères ne soient pas nombreux au point de saturer totalement la capacité des établissements hospitaliers", a-t-il tout d'abord commencé. 

"Trésors d'imagination"

Puis, l'homme fort de Matignon a assuré que la situation avait été sous contrôle depuis plusieurs semaines. 

L'hôpital "n'a pas été débordé. Il a été soumis à une tension extrême, il a tenu grâce à l'incroyable engagement de ceux qui le font vivre, grâce à des trésors d'imagination de ceux qui ont su augmenter les capacités d'accueil dans l'ensemble du système hospitalier".
"Nous sommes passés à 10.000 lits de réanimation, grâce à ceux qui ont eu la capacité d'organiser des transferts de patients entre régions, ou vers l'étranger, là encore pour désaturer, permettre d'accueillir, toujours dans des conditions acceptables, ceux qui se présentaient avec des cas sévères à l'hôpital", a-t-il encore ajouté. 

En guise de conclusion, Édouard Philippe a également précisé que le confinement portait déjà ses premiers fruits en matière de baisse des malades. 

"Avec un nombre d'admissions qui ralentit, avec un nombre de malades en réanimation qui diminue, lentement, sûrement, mais un résultat qui ne tient que si le confinement est respecté", a conclu le Premier ministre. 
Hugo Septier