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Coronavirus: Macron avertit que l'épidémie n'en est qu'à son "tout début" en France

Emmanuel Macron à la sortie de l'hôpital Necker à Paris.

Emmanuel Macron à la sortie de l'hôpital Necker à Paris. - BFMTV

Emmanuel Macron a rendu visite ce mardi matin au centre d'appel du Samu de l'Hôpital Necker à Paris.

A la mi-journée ce mardi, Emmanuel Macron a visité le centre de régulation des appels à destination du Samu de l'hôpital Necker à Paris. Ces plateformes jointes en composant le "15" sont les premières à recevoir les appels de personnes craignant d'avoir contracté le coronavirus. Remerciant soignants hospitaliers, médecins de ville et ces standardistes, le chef de l'Etat a d'abord lancé à la presse, à la sortie du bâtiment: "La première ligne tient avec courage et intelligence. Depuis plusieurs semaines, nous nous préparons collectivement à affronter l’épidémie. (...) Tout le monde est là pour que ce premier front tienne". 

Une "lucidité" qui doit s'accompagner de "calme" 

Se disant soucieux de porter "un message d'organisation collective et de responsabilité", alors que la France se maintient depuis plusieurs jours au deuxième stade de l'épidémie, il a affirmé: "A chaque moment de l’épidémie, nous saurons adapter notre réponse." Il a posé: "Nous sommes au tout début de cette épidémie, il faut être lucide." Il a cependant tenu à ne pas paraître alarmiste et a avancé un chiffre nuançant sa première analyse: "85% de celles et ceux qui seront positifs auront une forme de bénigne de ce virus. Cette lucidité doit donc s’accompagner de calme."

En lever de rideau de l'action médicale, le président de la République a rappelé l'importance de gestes barrières, comme le fait de se laver les mains régulièrement, de ne pas en serrer, et d'éviter également de se faire la bise. "Si on a des symptômes, on ne prend pas de transport, on ne se rend pas au travail et on réduit sa vie sociale", a-t-il ajouté. Emmanuel Macron a encore déclaré: "Lorsqu’on revient d’une zone à risque ou qu’on vit dans un des territoires les plus touchés, dès l’apparition des symptômes, il faut appeler le 15. Si on a des symptômes légers, il faut penser à son médecin traitant. Lorsqu’on est dans un territoire qui n’est pas touché et qu’on a des symptômes légers, il faut aussi appeler le 15." "A partir des prochains jours, les téléconsultations seront possibles", a-t-il enchaîné. 

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Emmanuel Macron

Robin Verner