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Congrès de Versailles: Corbière et les Insoumis ne feront pas le déplacement

Alexis Corbière

Alexis Corbière - Capture BFMTV

Le député LFI de Seine-Saint-Denis juge inéquitable l'exercice qui consiste à écouter le président parler sans possibilité de réponse.

Les députés La France insoumise ne seront pas de la fête. Le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière a annoncé ce lundi matin sur BFMTV-RMC que son groupe ne se rendrait pas comme le reste du Parlement au Congrès de Versailles, le 9 juillet prochain, pour écouter le discours du président de la République.

Un député "pot de fleurs pour la communication présidentielle"

"Je n’irai pas parce qu’écouter un monarque présidentiel qui parle et ne souffre pas d'entendre la réponse, ce n'est pas normal", a argumenté le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, épinglant au passage un "exercice qui vise à faire d’un député un pot de fleurs pour la communication présidentielle”. 

“Je suis prêt à écouter Emmanuel Macron et Edouard Philippe à condition qu’ils s’expriment devant le Parlement et que l’opposition puisse répondre. Mais là, je ne suis pas d'accord”, a-t-il ajouté. La France insoumise, tout comme les élus communistes, avait déjà fait l'école buissonnière lors du précédent discours du Congrès. 

"Nous reviendrons sur la réforme SNCF"

Interrogé sur la poursuite de la grève SNCF les 6 et 7 juillet prochains malgré la promulgation la semaine dernière de la réforme ferroviaire, Alexis Corbière a soutenu les jusqu'au-boutistes et "ceux qui luttent encore". "Si les Français nous font confiance, je préviens que nous reviendrons sur la réforme SNCF", a-t-il assuré. 

"Je sais que la grève dérange et il vaudrait mieux que les salariés soient entendus", a-t-il tout de même concédé, appelant les Français à se souvenir: "Ceux qui partent en vacances cet été ont obtenu les congés payés grâce aux grèves de 1936. Il ne faut pas l'oublier". 

Au sujet de la crise migratoire actuellement traversée par l'Europe, l'élu a appelé la France à ouvrir des centres d'accueil sur son sol. "Face à ce phénomène de migration, on ne peut pas laisser des femmes et des enfants se noyer dans la mer", a-t-il martelé, déplorant qu'à ce stade aucun pays n'ait "pris d'engagement clair". 

C.R.