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Confiance: Valls ne veut pas du vote de Thévenoud

"Une telle attitude est désarmante révoltante et impardonnable", a dit Manuel Valls au sujet de Thomas Thévenoud.

"Une telle attitude est désarmante révoltante et impardonnable", a dit Manuel Valls au sujet de Thomas Thévenoud. - BFMTV

Manuel Valls a utilisé des mots durs mercredi à l'encontre de son éphémère secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud. Le Premier ministre a dit ne pas comprendre qu'il reste député.

La première séance de questions au gouvernement depuis la rentrée parlementaire n'a pas été calme mercredi. L'opposition s'est jetée sur les problèmes qui agitent le PS et le gouvernement, Emmanuel Macron a été chahuté pour sa première prise de parole devant les députés. BFMTV.com vous a préparé un résumé de la séance.

"Une attitude révoltante" 

C'est le gouvernement tout entier qui se rue sur Thomas Thévenoud, évincé du gouvernement pour avoir omis de payer ses impôts pendant plusieurs années. Après Ségolène Royal et Stéphane Le Foll notamment, le Premier ministre a profité d'une question pour s'exprimer sur l'éphémère secrétaire d'Etat du gouvernement Valls II.

"Le comportement de Thomas Thevenoud, les faits qui lui sont reprochés ont fait mal à la république, à la France et à la gauche". Manuel Valls a utilisé des mots durs à l'égard du député absent de l'hémicycle. "Une telle attitude est désarmante, révoltante et impardonnable (...) Je ne comprends pas qu'il reste membre de cette assemblée nationale", a dit le Premier ministre ajoutant que "personne ne peut donner de leçons".

"Je considère que son vote, s'il est positif, ne peut pas être comptabilisé dans le vote de confiance que je demanderai", a même lancé le chef du gouvernement.

L'UMP cite des socialistes 

"Comme l'aurait dit la grand-mère de Martine Aubry, quand c'est flou c'est qu'il y a un loup." Le Luc Chatel a surfé sur les différends qui agitent les socialistes pour demander à Manuel Valls de cesser "cette comédie", reprenant les mots utilisés par Arnaud Montebourg lors de son départ du gouvernement. Le député UMP s'est également appuyé sur des propos du frondeur Christian Paul.

Valls monte au créneau

A une semaine du vote de confiance, l'UMP Christian Jacob a demandé au Premier ministre s'il avait toujours une majorité parlementaire pour gouverner et si l'affaiblissement du Président de la République leur permettait toujours de gouverner.

"Face aux Français, il faut se comporter avec responsabilité", lui a rétorqué Manuel Valls qui est monté au front toute la séance. "Ce n'est pas le moment de mettre en cause la légitimé du président de la République", a-t-il ajouté, assurant qu'il y avait une "majorité pour soutenir le gouvernement".

Première fois d'Emmanuel Macron

Emmanuel Macron s'est exprimé pour la première fois dans l'hémicycle. "Cachez votre admiration s'il vous plaît", a lancé avec ironie Claude Bartolone aux députés qui faisaient du chahut au moment de la prise de parole du nouveau ministre d’Economie.

Interrogé sur la déréglementation des professions libérales, le ministre de l'Economie regretté qu'il y ait "beaucoup de rumeurs et de croyances sur ce sujet". "Ma responsabilité c'est de débloquer l'économie française par une série de réformes qui doivent la moderniser ", a-t-il asséné.

Karine Lambin