BFMTV

Conférence de presse de François Hollande : toutes les annonces

François Hollande, lors de sa conférence de presse à l’Elysée, ce jeudi.

François Hollande, lors de sa conférence de presse à l’Elysée, ce jeudi. - -

François Hollande s'est voulu le plus exhaustif possible, ce jeudi, lors de sa conférence de presse à l'Elysée. Chômage, retraites, remaniement, PSG, mariage pour tous, Europe, Mali... Retrouvez ici toutes les annonces du chef de l’État.

Au plus bas dans les sondages, le président François Hollande se savait attendu ce jeudi, pour sa deuxième grande conférence de presse en tant que chef de l'Etat. En 2h40, le président a eu le temps d’aborder tous les sujets, tant sur le plan national qu’international, et s'est voulu « offensif ». Il a débuté par un discours d’une heure, avant de répondre aux questions de quelques-uns des 400 journalistes présents.
Retrouvez ci-dessous les déclarations essentielles du chef de l’Etat.


18h40 - François Hollande clôt sa deuxième conférence de presse, qui aura duré un peu moins de 2h40.

18h30 - Concernant toujours la Syrie : « la ligne rouge pour les Etats-Unis, comme la France, nous l'avons exprimé chacun à notre tour, c'est l'utilisation des armes chimiques. Nous avons des indices, pas de preuves matérielles », assure François Hollande.

18h05 - Le chef de l'Etat ouvre maintenant la page internationale de la conférence de presse. Il est question de la Syrie. François Hollande explique qu'il n'entend pas convier Bachar Al-Assad à la future conférence internationale sur la Syrie, à Genève.

« Cahuzac ne devrait pas se présenter à quelque élection que ce soit »

17h45 - François Hollande songe-t-il déjà à se représenter en 2017 ? « Je suis là depuis un an avec une popularité qui est au Zénith. Donc je ne me préoccupe vraiment pas de 2017... », répond-il en souriant, faisant référence à son impopularité record. « Je ne demande pas à être jugé sur les sondages, mais sur ce que j'aurai fait pour le pays ».

17h35 - « Jérôme Cahuzac ne devrait pas se présenter à quelque élection que ce soit », estime le chef de l'Etat, alors que l'ancien ministre du Budget songerait à se représenter à la législative partielle de Villeuve-sur-Lot en juin.

17h25 - François Hollande redit son opposition à l'amnistie sociale pour les délits commis dans le cadre d'actions ou de manifestations syndicales. Il se dit toutefois prêt à examiner certains cas « exceptionnels ».

17h16 - Le texte sur le droit de vote des étrangers (hors Union européenne) aux élections municipales sera présenté au Parlement après les municipales de 2014, annonce le président. Le texte devra être adopté par les 3/5 du parlement, ce qui signifie qu'il doit être voté aussi par des membres de l'opposition.

17h05 - « Etre président c'est décider. Je ne cesse de décider », répond-il à une question sur son incapacité à agir, évoquant l'allocation de rentrée scolaire, le retour à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler très jeune, le rapport Gallois, le Mali...

16h59 - « Il ne doit y avoir qu’une seule ligne au sein du gouvernement », rappelle-t-il, allusion aux couacs gouvernementaux et aux relations tendues au sein de Bercy entre Arnaud Montebourg et Pierre Moscovici.

16h58 - Un remaniement est-il envisagé ? « C'est possible, mais pas aujourd'hui, pas maintenant », répond François Hollande. « Jean-Marc Ayrault est un Premier ministre courageux et désintéressé. Je lui renouvelle toute ma confiance pour les mois qui viennent ». Il ferme en tout cas la porte à toute "ouverture", qui verrait des membres de l'opposition entrer au gouvernement.

« Les Français devront travailler plus longtemps pour obtenir leur retraite »

16h55 - Avant de répondre aux questions des journalistes, le chef de l'Etat conclut de façon lyrique son discours : « La France, c'est une nation singulière, c'est plus qu'une grande histoire. C'est un projet. La France n'est pas le problème, c'est la solution. Voilà pourquoi nous devons être à l'offensive pour l'an II de ce quinquennat ».

16h52 - Après le suicide d'un quinquagénaire dans une école du VIIe arrondissement de Paris ce jeudi, François Hollande assure que « tout sera fait pour venir en soutien à ces enfants, à ces personnels. Nos écoles doivent être protégées des violences ». Il exprime « l'émotion de toute la nation » concernant « ce drame ».

16h50 - François Hollande revient sur les incidents du Trocadéro, lundi, en marge de la remise du trophée de champion de France au PSG: Ce qui s’est passé est « une agression à l'égard des biens, des personnes, mais aussi une agression contre notre conception de la vie en commun, contre l'image de la France ».

16h48 - Concernant le mariage pour tous, « le Conseil constitutionnel va se prononcer. Dès qu'il aura fait connaître sa décision, je promulguerai le texte. Je suis convaincu que cette loi sera perçue au fur et à mesure comme un progrès pour l'égalité. Ceux qui sont contre pourront toujours attendre une alternance ».

16h46 - « Les Français devront travailler plus longtemps pour obtenir leur retraite », affirme le président.

16h45 - Le chef de l’Etat aborde maintenant le dossier des retraites : « La concertation s'ouvrira dès l'ouverture de la conférence sociale et se poursuivra jusqu'au mois de juin. Il nous revient d'assurer l'avenir des retraites. Il y a aujourd'hui un déficit d'une quinzaine de milliards d'euros. Je refuse comme président de la République de reporter sur les générations à venir le fardeau du financement des retraites ».

16h40 - « L'idéal serait de ne pas augmenter un taux de prélèvement sur les ménages dans l'année 2014 », déclare le président, à propos des plus de deux milliards d'euros de déficit de la branche famille de la Sécurité sociale. En 2013, « j'ai conscience que je ne peux pas demander d'impôt supplémentaire aux ménages ». Donc, « il y aura des économies à faire, plus nous en réaliserons, moins nous demanderons de prélèvement aux Français », prévient-il.

« Un plan d'investissement sur 10 ans en France »

16h35 - Dans la foulée de son « pacte de simplification », le président annonce que des ordonnances seront prises pour accélérer la construction de logements (bloqués parfois par des recours abusifs) et pour raccourcir les délais de création d'entreprises.

16h32 - Pour financer les entreprises, le chef de l'Etat annonce que l'assurance vie sera réformée et un plan d'épargne en actions sera également créé.

16h31 - François Hollande veut que les chômeurs bénéficient d'une formation « dès les premiers jours de son inscription à Pôle emploi ».

16h30 - « J'ai demandé au Premier ministre Jean-Marc Ayrault un plan d'investissement sur 10 ans dans 4 grands domaines : l'énergie, la santé, le numérique et les transports ». Ce plan sera présenté en juin. « Tout ne peut pas venir de l'Etat et, donc, pour financer ces investissements d'avenir, nous devrons aussi aller chercher le secteur privé, le partenariat, des capitaux extérieurs, des fonds d'investissement, parfois même de l'étranger ».

16h28 - Inversion de la courbe du chômage fin 2013 : « Je m'y tiens », dit le président.« Mais la bataille ne sera gagnée dans la durée que si la croissance revient ». Avec 3 224 600 demandeurs d'emploi, le chômage a atteint en mars un record historique.

16h26 - La croissance sera « sans doute nulle » en 2013, selon le président, qui dit son intention d'obtenir « le plus haut niveau de croissance » possible plutôt que de faire des prévisions. Alors que le gouvernement prévoit une croissance de 0,1% pour cette année, il dit vouloir « croire » au chiffre de 1,2% avancé pour l'année 2014.

« Mon devoir c’est de sortir l’Europe de sa langueur »

16h25 - François Hollande fait quatre propositions pour l'Union européenne : instauration d'un gouvernement économique qui se réunirait tous les mois autour d’un président nommé pour une durée longue, afin de débattre des principales mesures économiques à prendre ; mobilisation immédiate de fonds pour lutter contre le chômage des jeunes ; instauraion d'une politique commune de l'énergie et de l'investissement ; harmùonisation fiscale et lutte commune contre la fraude fiscale.

16h22 - « Mon devoir c’est de sortir l’Europe de sa langueur ».

16h20 - « L'an II (du quinquennat) , ce doit être l'offensive », déclare le président.

« Nous avons fait le sérieux budgétaire »

16h19 - François Hollande dresse le bilan économique de sa première année de mandat, évoquant tour à tour la réforme bancaire, la création de la banque publique d’investissement, l’accord sur la sécurisation de l’emploi.

16h16 - « Notre économie est à l'arrêt depuis cinq ans», insiste le président. « Nous n'en serions pas là si mon prédécesseur avait fait les choix courageux ». « Nous avons fait le sérieux budgétaire. Depuis un an, Jean-Marc Ayrault et le gouvernement ont engagé des réformes essentielles pour le pays. Un indicateur, c'est le niveau de la dépense publique. En 2014, elle reculera d'1 milliard et demi ».

16h10 - Du Mali à l'Europe. François Hollande rappelle le rôle « de trait d'union » de la France dans l'Union européenne durant l'année passée. « Je le redis ici. La crise financière est derrière nous. Les causes ont été jugulées. Ce qui frappe l'Europe, c'est la récession provoquée par des politiques d'austérité. L'enjeu, c'est la croissance ».

16h08 - Le chef de l'Etat commence par le Mali, et salue le rôle de nos soldats. « Je veux rendre hommage à nos soldats au Mali, en cet instant. Six sont morts. Ils ont fait bien plus que libérer un pays. Nos soldats ont fait aimer la France dans toute l’Afrique ».

16h07 - François Hollande, costume noir sur chemise blanche et cravate bleue, entre dans la salle et débute son discours. 

16h05 - Les membres du gouverment font leur entrée dans la salle des fêtes de l'Elysée. Ils prennent place à la droite du pupitre du chef de l'Etat.

16h - Les 400 journalistes présents pour cette conférence de presse attendent sagement l'arrivée du président de la République.

La Rédaction