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Claude Guéant promet de lutter contre l'immigration irrégulière

Le nouveau ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant (à gauche), ici avec son prédecesseur Brice Hortefeux lors de la passation des pouvoirs, a promis de lutter contre l'immigration irrégulière, à l'heure où les crises tunisienne et libyenne présage

Le nouveau ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant (à gauche), ici avec son prédecesseur Brice Hortefeux lors de la passation des pouvoirs, a promis de lutter contre l'immigration irrégulière, à l'heure où les crises tunisienne et libyenne présage - -

Le nouveau ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant, a promis lundi de lutter contre l'immigration irrégulière, à l'heure où les crises tunisienne et libyenne présagent un possible afflux massif de réfugiés.

L'ex-secrétaire général de l'Elysée, qui a été ces dernières années le plus proche conseiller du président Nicolas Sarkozy, a pris possession de ce ministère lors d'une brève cérémonie de passation des pouvoirs avec son prédécesseur, Brice Hortefeux.

Il a qualifié de "très lourde" sa nouvelle responsabilité "dans un monde qui est troublé par les crises, financière hier, politique aujourd'hui" - une allusion, notamment, aux révoltes en cascade dans les pays arabes.

"Le gouvernement est (confronté) à un défi formidable et redoutable, celui de changer la France pour qu'elle reste elle-même, qu'elle conserve sa civilisation, son art de vivre, son modèle de société", a poursuivi Claude Guéant.

"Il nous revient à nous, les femmes et les hommes du ministère de l'Intérieur et de l'Immigration (...) d'améliorer la sécurité et de lutter contre l'immigration irrégulière qui, c'est un fait, (...) inquiète (les Français)".

Dans une allocution à la télévision et à la radio, Nicolas Sarkozy a justifié dimanche soir la nomination de Claude Guéant et d'un nouveau ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, par les bouleversements en cours dans le monde arabe, notamment en Libye, pratiquement en état de guerre civile.

"Nous savons ce que pourraient être les conséquences de telles tragédies sur des flux migratoires devenus incontrôlables et sur le terrorisme", a dit le chef de l'Etat.

Brice Hortefeux, recasé à l'Elysée comme conseiller politique de Nicolas Sarkozy, a pour sa part défendu le bilan de ses 20 mois passés Place Beauvau, au cours desquels il a rappelé avoir effectué 227 déplacements.

Il a ainsi cité une "baisse de la délinquance globale", le passage sous le seuil des 4.000 tués par an sur les routes, le rapprochement de la gendarmerie et de la police et la mise en place de police d'agglomération."

"Aujourd'hui, pour moi, c'est une nouvelle étape qui s'offre pour m'engager de manière renouvelée, personnelle, indéfectible et forte aux côtés du président de la République pour servir l'intérêt général", a ajouté cet autre proche du chef de l'Etat.