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Champs-Elysées: Nunez dénonce une attaque contre la République et appelle à "l'union nationale"

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Laurent Nunez, secrétaire d'Etat au ministère de l'Intérieur, a évoqué des violences visant directement la République et ses institutions, appelant à "l'union nationale".

Après de nouvelles violences commises samedi sur les Champs-Elysées, le gouvernement tente de sortir de la crise alors que la gronde des gilets jaunes continue. Lundi matin, c'est le secrétaire d'Etat au ministère de l'Intérieur Laurent Nunez qui est monté au créneau. Invité de RTL, il a dénoncé des violences contre la République et a appelé à "l'union nationale", évoquant également le profil des casseurs.

Les violences de samedi "visaient à porter atteinte à la République", a-t-il assuré, en expliquant qu'il y avait eu des jets de projectiles dès le début de la manifestation:

"Ce qu'il s’est passé samedi est, je le redis, une attaque contre la République, et elle doit appeler à une véritable union nationale" a expliqué le secrétaire d'Etat, réfutant tout rétablissement de l'état d'urgence.

"On n’appelle pas à manifester sur les Champs-Elysées"

Pour Laurent Nunez, les Champs-Elysées et la place de l’Etoile "ne sont pas des lieux de manifestation dans Paris". Il a également fustigé les personnalités politiques qui ont appelé à manifester sur la célèbre avenue parisienne.

"On n'appelle pas à manifester sur les Champs-Elysées. Ce sont des règles qui sont devenues immuables, qui ont été vraies sous toutes les majorités, ce sont des règles républicaines et pourtant certains responsables politiques appellent à y manifester", a-t-il ajouté sans donner de nom, expliquant que la zone était difficile à contrôler pour les forces de l'ordre.

133 blessés

En marge de "l'acte 3" de la protestation des gilets jaunes, 412 personnes ont été interpellées à Paris samedi et 378 ont été placées en garde à vue:

"Il y a des profils d’ultra droite et d’ultra gauche assez minoritaires. Parmi les personnes interpellées, une majorité de personnes venaient de province pour manifester et se sont transformées en casseurs", a expliqué le secrétaire d'Etat.

De plus 133 personnes ont été blessées dont 23 policiers: "Nous nous préparons à tenir un troisième samedi. Nous allons adapter notre dispositif", a ajouté Laurent Nunez alors que le flou reste entier sur l'éventualité d'une nouvelle mobilisation samedi 8 décembre.

Guillaume Dussourt