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Ces leaders gilets jaunes lassés par les tentatives de récupération des Insoumis et du RN

Éric Drouet à gauche, Priscillia Ludosky à droite.

Éric Drouet à gauche, Priscillia Ludosky à droite. - AFP

Invitée du Média, la web-télé proche de LFI, Priscillia Ludosky s'est plainte du fait que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon - et dans une moindre mesure celui de Marine Le Pen - ait tenté sans cesse de se rapprocher des gilets jaunes.

L'idylle entre les gilets jaunes et La France insoumise touche, pour certains, à sa fin. C'est en tout cas ce qui ressort de récents propos tenus par Priscillia Ludosky, l'une des figures du mouvement qui ébranle la société française depuis le mois de novembre.

Invitée lundi du Média, la web-télé proche de LFI, elle a qualifié avec des mots très durs les nombreuses tentatives de l'entourage de Jean-Luc Mélenchon de s'approprier son combat. Ou, à tout le moins, de former une sorte d'alliance tacite avec les gilets jaunes.

"On sait quel est leur but mais quand c'est rejeté, et que c'est déjà dit et redit, c'est assez fatigant de voir qu'ils ne lâchent pas l'affaire", a-t-elle déclaré.

"C'est hallucinant"

Si le propos de l'intéressée vise en particulier les Insoumis, il s'applique à la classe politique dans son ensemble. "Les politiques sont très tenaces. Dès le début de ma médiatisation, en octobre, novembre, j'ai été approchée par les plus grands partis, dont un qui est très actif et qui tente encore, jusqu'à la semaine dernière. C'est hallucinant. Ils viennent nous voir jusqu'en manifestation", s'agace-t-elle durant cet entretien accordé au Média. 

Il y a plus d'un mois, déjà, Éric Drouet se plaignait sur RMC d'avoir été contacté par "Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement national" en vue des élections européennes. Dans la foulée, le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière avait assuré sur France Inter que son parti n'avait "jamais proposé" au chauffeur routier de figurer sur la liste LFI. 

Jules Pecnard