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Cambadélis: "Les dirigeants doivent maîtriser leur expression"

Jean-Christophe Cambadélis appelle les socialistes au "sang-froid, à la dignité, la réflexion, et la détermination".

Jean-Christophe Cambadélis appelle les socialistes au "sang-froid, à la dignité, la réflexion, et la détermination". - BFMTV

Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a lancé jeudi un "appel solennel à l'unité des socialistes", pour tenter de sonner la fin des hostilités au sein du parti, après les déclarations alarmantes de Manuel Valls et Claude Bartolone. "Le débat n'est pas entre socialistes", a répondu plus tard le Premier ministre.

Alors que son camp traverse une grave tempête, Jean-Christophe Cambadélis a lancé jeudi un "appel solennel à l'unité des socialistes", dans une déclaration aux accents dramatiques.

"Aucune divergence au monde ne doit donner lieu à ce moment de l'histoire au triste spectacle de la surenchère de la division et du positionnement. Les socialistes doivent rester unis. Les courants doivent débattre sans se battre. Les dirigeants doivent maîtriser leur expression", a exhorté le Premier secrétaire du PS.

Ce choix des mots ciblant notamment Claude Bartolone et Manuel Valls.

Inventaire des menaces

Selon le patron du PS, "le national-populisme, avec son cortège de xénophobie, monte dans les urnes et dans les têtes. La droite se radicalise contre notre modèle social. Le terrorisme peut à chaque instant frapper nos sociétés. L'urgence écologiste ne fait de doute pour personne". "Tout cela appelle du sang-froid, de la dignité, de la réflexion, et de la détermination dans l'action", a-t-il estimé.

Après cette courte déclaration, le premier secrétaire n'est pas resté pour répondre aux questions de la presse.

Joutes verbales

Les dirigeants s'écharpent par médias interposés depuis quelques jours. Mais tout s'est accéléré mercredi avec les propos de Benoît Hamon qui estime que la politique de l'exécutif "menace la République" et mène vers un "immense désastre démocratique" en 2017.

A Manuel Valls qui continue de vouloir s'ouvrir au centre et propose même de changer le nom du parti, Claude Bartolone répond que c'est "une faute". "Concentre-toi sur ton travail de Premier ministre", lui a lancé le président de l'Assemblée nationale jeudi matin.

Valls: "J'ai du sang froid"

Mais Manuel Valls poursuit sa route, imperturbable. Interrogé sur les propos de Benoit Hamon, Le Premier ministre a expliqué jeudi après-midi: "Rien ne me met en colère. J'ai du sang froid et je tiens ferme le cap, celui de la réforme". Et le Premier ministre d'ajouter: "La France est en grand pays, on a besoin de modernité, d'engagement et surtout de s'adresser aux Français. Le débat n'est pas entre socialistes. Il est d'abord avec les Français. Je reste calme, déterminé. Rien ne me fera dévier de cette ligne. C'est la bonne ligne".

"Les mois à venir demanderont de la part du Premier ministre et du gouvernement résolution et sang-froid", avait prévenu François Hollande mercredi.

K. L. avec AFP