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Cafouillage autour des 3 jihadistes: un "couac impardonnable" pour l'UMP

Eric Ciotti (à gauche) et Christian Estrosi (à droite) ont épinglé le gouvernement sur son cafouillage lors de l'arrivée des trois jihadistes présumés à Marseille (photo d'illustration).

Eric Ciotti (à gauche) et Christian Estrosi (à droite) ont épinglé le gouvernement sur son cafouillage lors de l'arrivée des trois jihadistes présumés à Marseille (photo d'illustration). - Valery Hache - AFP

Au lendemain de l'arrivée des trois jihadistes présumés sur le sol français, plusieurs élus UMP et FN dénoncent un "couac impardonnable" et un "fiasco".

Les réactions vives se multiplient à l’UMP, après l’annonce d’un cafouillage sur l’arrivée en France de trois jihadistes présumés. Attendus mardi après-midi à l’aéroport d’Orly, les trois individus, originaires de Toulouse et d’Albi, ont finalement atterri dans la soirée à Marseille, sans être interpellés. Une situation qui les a eux-mêmes étonnés, d’autant plus que deux d’entre eux sont connus pour être des proches de Mohamed Merah, l'auteur d’une fusillade qui a coûté la vie à sept personnes en 2012. Plusieurs élus UMP ont profité de cette confusion pour tacler le gouvernement.

Parmi eux, Roger Karoutchi est l'un des premiers à s'être exprimé: à peine l'arrivée des trois hommes à Marseille était-elle annoncée que le sénateur UMP s'est empressé de publier un message empli d'ironie sur son compte Twitter: "Trois jihadistes annoncés comme arrêtés à Orly venant de Turquie sont en fait arrivés à Marseille et se promènent... Pas à dire, on est protégés".

Comme lui, Christian Estrosi, maire de Nice, dénonce le cafouillage du gouvernement "qui arrive à annoncer une arrestation qui n'a pas eu lieu".

Des explications attendues

Valérie Rosso-Debord renchérit: pour l'adjointe UMP au maire de Nancy, "le gouvernement doit s'expliquer sur ce fiasco".

Député UMP des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti va encore plus loin et "demande une commission d'enquête" sur l'interpellation des trois jihadistes présumés. "Je pense qu'on traite mal cette question du retour des jihadistes, qui sont des bombes humaines", a-t-il déclaré, dénonçant un couac "grotesque et impardonnable" du gouvernement.

De même, le député UMP Pierre Lellouche souhaite qu'une commission d'enquête "fasse la lumière sur nos systèmes de contrôle anti-jihadistes et notamment sur le fonctionnement du système de fichage Cheops". "La gravité de cette affaire n'a d'égale que son ridicule", regrette-t-il.

Hommages aux policiers

Invité mercredi matin sur BFMTV et RMC, Bruno Le Maire, candidat à la présidence de l'UMP, estime pour sa part que cette affaire a "un côté Pieds Nickelés", tout en demandant "une enquête de l'Inspection générale de la police nationale". Le député de l'Eure a toutefois ajouté qu'il voulait qu'"on rende hommage aux services de police et de renseignement". Un message également mis en avant par Rachida Dati sur son compte Twitter.

Enfin, le Front national a demandé dans un communiqué "des explications directes du Premier ministre sur les raisons de ce couac".

A. Dt.