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C’est Frêche qui tire les ficelles

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La Gauche est bien partie pour conserver la mairie de Montpellier. La clé de ce succès : une union dès le premier tour entre PS, PC et MoDem. Manquent juste les Verts qui souhaitent prendre leur distance avec l’incontournable Georges Frêche.

L’ombre de Georges Frêche plane sur Montpellier. L’omnipotent président du conseil Régional œuvre en coulisse pour permettre la réélection de sa protégée, Hélène Mandroux, maire depuis 2004. Aussi surprenant que cela puisse paraitre vu de l’extérieur, l’image locale de l’ancien maire est radicalement opposée à son image nationale. Ici, pas de Frêche « limite-limite » qui dérape sur les harkis, sur le nombre de noirs en équipe de France, qui traite le Pape d’abruti ou qui veut ériger une statue de Lénine…
A Montpellier, huitième ville de France, il a surtout permis un essor démographique et économique sans égal. Et cela, dans une région au taux de chômage catastrophique et au nombre de RMIstes record. Frêche, le roi des réseaux, tient beaucoup de monde à sa main et cumule les genres et les mandats. Ecoutez Hélène Mandroux présenter le numéro 6 sur sa liste… Georges Frêche. « Je ne le vous présente pas ! Quant on fait appel à son intelligence, il n y a aucun problème. Je suis née à Montpellier et j’ai vu cette ville se transformer depuis 1977 et là, je te rends hommage car cette ville est ce qu’elle est grâce à toi. » Un hommage de la candidate PS et du public. Frêche est là sans être là : incontournable. Mais la présence de Georges Frêche sur la liste coûte sans doute la victoire, dès le premier tour, à la Gauche. Les Verts vont donc faire liste à part… Jusqu’au second tour. D’après eux, Frêche les aurait « blackboulés » pour mieux imposer l’union avec le MoDem, sans doute plus délicate à mener entre les deux tours.

La rédaction