BFMTV

Bure: après l'évacuation, Mélenchon appelle à des rassemblements devant les préfectures

Une quinzaine de militants anti-nucléaires campent en permanence sur le site.

Une quinzaine de militants anti-nucléaires campent en permanence sur le site. - Jean-Sébastien Evrard - AFP

Une opération d'évacuation a été lancée ce jeudi matin pour évacuer le site du bois Lejuc, où des militants anti-nucléaires s'opposent à un projet de centre d'enfouissement des déchets radioactifs.

Cinq cents gendarmes ont été déployés ce jeudi matin pour procéder à l'évacuation de la ZAD de Bure, dans la Meuse, où sont installés des militants anti-nucléaires qui protestent contre le projet Cigéo, une transformation du site en centre d'enfouissement de déchets nucléaires.

En réponse à cette vaste opération, Jean-Luc Mélenchon a appelé à des rassemblements à 18 heures ce jeudi devant toutes les préfectures de France.

"Nos dirigeants persistent dans l’entêtement nucléaire, une industrie dont nous ne maîtrisons pas les conséquences. Il est temps d’arrêter. C’est la seule solution raisonnable", écrit le leader de la France insoumise sur son blog.

Le député de la France insoumise rappelle à cette occasion que son parti organisait les 11 et 18 mars prochain une "votation citoyenne pour la sortie du nucléaire".

Une députée sur place

Dès l'aube, et l'arrivée des forces de l'ordre, la quinzaine de militants qui campent en permanence sur le site du bois Lejuc ont relancé leur appel à venir renforcer leurs effectifs. Un appel relayé par les associations nationales de lutte contre le nucléaire. "Aussitôt ont accouru sur le site tous ceux qui le pouvaient pour défendre le site et les occupants, assure Jean-Luc Mélenchon.

Caroline Fiat, députée insoumise riveraine, s’y rendit aussitôt en alertant toute la liste des députés insoumis pour qu’ils relaient l’alerte. De son côté, Mathilde Panot, députée insoumise qui coordonne la campagne sur la votation pour sortir du nucléaire, alertait les réseaux insoumis de tout le pays."

Côté gouvernement, on affiche une certaine fermeté. "Nous ne voulons plus qu'il y ait en France des lieux qui soient des lieux de non-droit, et où donc on puisse s'installer en dehors de toute règle", a déclaré le ministre de l'Intérieur, en marge d'un déplacement à Lognes, en Seine-Maritime. Gérard Collomb a rappelé qu'une ordonnance avait été prise par le tribunal de Bar-le-Duc qui permettait "d'utiliser la force pour pourvoir expulser celles et ceux qui étaient présents indûment, donc nous avons fait exécuter ce matin cette mesure".

Justine Chevalier