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Besancenot, espionné par des détectives privés

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L’avocat du porte-parole de la LCR annonce un dépôt de plainte à la suite des surveillances et des écoutes qu’a subies Olivier Besancenot.

Olivier Besancenot, via la LCR, va porter plainte contre X devant le Parquet de Paris pour atteinte à la vie privée. Pendant 4 mois, le porte-parole de la LCR et sa famille ont été espionnés, une information révélée par l'Express. C'est la vie du porte-parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire qui a été fichée par une société de détectives privés. Sa femme, son fils de 4 ans et demi ont été suivis. Ses comptes bancaires ont également été passés au peigne fin.

Montrée du doigt, la société Taser, qui commercialise le pistolet à impulsion électrique du même nom et avait déposé l'an dernier une plainte contre Olivier Besancenot pour diffamation, a démenti toute implication dans cette affaire. Son directeur général annonce son intention de porter plainte contre l'Express.

« Des complicités dans l'administration ? »

Antoine Comte, l'avocat du porte-parole de la LCR, parle de « pratiques extrêmement inquiétantes » et explique qu'il « ne compte pas en rester là ». Sur RMC, il a déclaré qu'il y avait « plusieurs aspects : il y a évidemment l'intrusion dans la vie privée, qui est inacceptable, mais aussi l'accès à des fichiers protégés. Les détectives privés ont pris connaissance du fichier de carte grise, mais aussi du fichier Ficoba, qui regroupe et centralise tous les comptes bancaires de toutes les personnes en France. Y a-t-il des complicités dans l'Administration ? Est-ce une nouvelle affaire où certains fonctionnaires tarifent leurs informations ? Nous ne fermons aucune porte. »

Cette affaire met en évidence des pratiques peu connues et qui laissent la place à beaucoup de fantasmes : celles des détectives privés. Yves Conversano est président de la confédération nationale des détectives et enquêteurs professionnels. Il explique que l'on parle désormais « d'agents privés de recherche ». Il précise qu'un « détective ne doit pas faire d'atteinte à l'intimité de la vie privée et en l'occurrence, dans cette affaire, il y a atteinte. La mission d'un détective doit être morale, légale et légitime. Un détective ne peut intervenir que lorsqu'il y a un préjudice reconnu par la loi et ne pas faire du renseignement comme c'est le cas ici. Dans l'affaire d'Olivier Besancenot, il y a faute grave. »

La rédaction-Bourdin & Co