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Bertrand Delanoë : portrait

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Candidat au poste de Premier secrétaire du PS, le Maire de Paris Bertrand Delanoë n'est arrivé qu'en deuxième position.

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A l'âge de 21 ans, Bertrand Delanoë devient militant socialiste en 1971. Diplômé d'économie, il est rapidement enrôlé par François Mitterrand qui le fait monter à Paris et lui donne sa chance : à peine élu député de Paris en 1981, il devient porte-parole du PS. S'il perd son siège de député en 1986, il prend tout de même la tête de l'opposition socialiste au Conseil municipal de Paris en 1993 et devient sénateur en 1995.

Après un premier échec en 1995 face à Jean Tiberi, il conquiert la mairie de Paris en 2001, succédant à des décennies de règne de la droite sur la capitale.

Peu avant cette élection, Bertrand Delanoë est l'un des premiers hommes politiques à révéler son homosexualité, lors du débat sur le PACS. Devenu maire de Paris, Bertrand Delanoë lance plusieurs grands projets : couloirs de bus, candidature (malheureuse) à l'organisation des JO 2012, espaces verts, culture... Des projets qui lui offrent une plus grande notoriété à gauche et sur le plan national.

Après la défaite de Ségolène Royal à la présidentielle 2007, Bertrand Delanoë ne cache plus ses ambitions concernant la tête du parti. Mais avant de penser à sa candidature à la tête du PS, il doit d'abord se faire réélire à Paris. Ce qu'il réussit avec brio, la gauche accentuant même sa majorité au conseil municipal. Le maire de Paris peut alors se lancer dans la bataille interne au PS.

Il annonce sa candidature en mai 2008, sortant au passage un livre d'entretien avec Laurent Joffrin, patron du quotidien Libération, dans lequel une petite phrase de Bertrand Delanoë sera au cœur des débats : « Je suis libéral et socialiste ». Le terme de « libéral » ouvre en effet un boulevard aux critiques de ses adversaires au sein du parti, surtout en pleine crise financière. De plus, malgré le soutien de François Hollande, premier secrétaire sortant, et de nombreux cadres de la direction du parti, la motion de Bertrand Delanoë n'arrive qu'en deuxième position lors du vote des militants, alors que les sondages le plaçaient en tête.

La rédaction