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Bertrand attend plus de Servier pour les victimes du Mediator

Le ministre du Travail et de la Santé, Xavier Bertrand, estime que la dernière proposition d'indemnisation des laboratoires Servier dans l'affaire du Mediator est "inacceptable" et réclame une "réparation intégrale" du préjudice des victimes de ce coupe-f

Le ministre du Travail et de la Santé, Xavier Bertrand, estime que la dernière proposition d'indemnisation des laboratoires Servier dans l'affaire du Mediator est "inacceptable" et réclame une "réparation intégrale" du préjudice des victimes de ce coupe-f - -

PARIS (Reuters) - Le ministre du Travail et de la Santé estime que la dernière proposition d'indemnisation du laboratoire Servier dans l'affaire du...

PARIS (Reuters) - Le ministre du Travail et de la Santé estime que la dernière proposition d'indemnisation du laboratoire Servier dans l'affaire du Mediator reste "inacceptable" et lui demande de revoir sa copie.

Dans une interview au Journal du dimanche, Xavier Bertrand déplore que le groupe pharmaceutique n'ait toujours pas prévu d'indemnisation intégrale tout en continuant à exiger des bénéficiaires la renonciation à toute action judiciaire.

Le Mediator est un médicament destiné aux diabétiques en surpoids prescrit aussi comme coupe-faim. Il aurait fait entre 500 et 2.000 morts en 33 ans, avant d'être retiré du marché français en novembre 2009.

Le 7 mars dernier, les laboratoires Servier annonçaient qu'il étaient prêts à indemniser les victimes du Mediator pour peu que ces dernières renoncent aux poursuites judiciaires

Cette proposition avait suscité un tollé tant du côté des victimes que de l'Assurance maladie ou du ministère de la Santé.

Xavier Bertrand s'était déjà dit "choqué" et une association de victimes avait déposé 500 nouvelles plaintes, une démarche accentuant la pression sur le groupe pharmaceutique.

"De mon point de vue, ce projet reste inacceptable en l'état", dit Xavier Bertrand dans le JDD.

"Les laboratoires Servier ne prévoient toujours pas de réparation intégrale du préjudice. Or ce n'est qu'à cette condition qu'ils pourraient demander aux victimes de renoncer à des poursuites devant les tribunaux civils comme ils en ont l'intention", ajoute-t-il.

Le ministre souligne que les laboratoires veulent imposer un délai de six mois pour la recevabilité des dossiers à partir du moment où le fonds serait créé. "C'est trop court !", dit-il.

Pour Xavier Bertrand, les laboratoires Servier doivent également comprendre que les victimes ne souhaitent pas se retrouver dans un tête-à-tête avec le laboratoire "qui les placerait dans la position du pot de terre contre le pot de fer."

Gérard Bon