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Ayrault: "Je voterai la confiance au gouvernement Valls II"

Jean-Marc Ayrault a annoncé dans une tribune qu'il voterait la confiance au gouvernement Valls II.

Jean-Marc Ayrault a annoncé dans une tribune qu'il voterait la confiance au gouvernement Valls II. - Bertrand Guay - AFP

L'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault a publié lundi une tribune pour annoncer qu'il voterait la confiance au gouvernement Valls II. Celui qui est désormais député de Loire-Atlantique demande à la majorité de faire bloc.

Jean-Marc Ayrault prend la parole pour prendre la défense de l'exécutif. L'ancien Premier ministre a assuré lundi dans une tribune publiée sur le site du Monde qu'il voterait la confiance au gouvernement Valls II.

"Je voterai (...) la confiance au gouvernement. Je la voterai, car la priorité est au rassemblement pour poursuivre le redressement de la France", a écrit Jean-Marc Ayrault. "C'est d'abord un acte de confiance dans la capacité de la France à se mobiliser", a-t-il continué.

"Ne pas surjouer les désaccords"

L'ancien Premier ministre estime que "la majorité doit soutenir le président de la République dans son engagement pour redresser notre pays, réorienter l'Europe et peser sur le règlement des conflits internationaux".

Pour lui, un vote négatif pour le gouvernement Valls II entraînerait une paralysie politique: il a appelé à "faire bloc" afin d'éviter de "prendre le risque de l'impuissance des pouvoirs".

Jean-Marc Ayrault a ainsi lancé un message particulièrement clair aux "frondeurs" du PS en leur demandant de "ne pas surjouer (les) désaccords, (de) rejeter les stratégies purement médiatiques et personnelles et (de se) rassembler dans l'intérêt du pays". "N'ajoutons pas une crise politique à la crise économique et sociale", a écrit l'ancien Premier ministre.

"On ne redresse pas un pays en deux ans"

Jean-Marc Ayrault a également demandé de la patience: "Nous savons tous qu'on ne redresse pas un pays en deux ans." Selon lui, ne pas voter la confiance au gouvernement de Manuel Valls reviendrait à "affaiblir la France" quand "les attentes à l'égard de l'Europe ont rarement été aussi fortes".

Jean-Marc Ayrault a profité de cette tribune pour tenter de mettre la pression sur le patronat: "Le pacte de responsabilité et de solidarité, pour réussir, doit déboucher sur de véritables négociations et de réelles contreparties. Ne prenons pas le risque d'affaiblir l'indispensable dialogue social!" Il a aussi demandé une "profonde réforme" de la fiscalité française.

Maxence Kagni