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Avant le grand débat à Souillac, Macron visite une école primaire du Lot

Avant sa deuxième rencontre avec des maires à Souillac ce vendredi, Emmanuel Macron s'est rendu dans une école primaire de Saint-Sozy. Il y a rencontré les enseignants et les jeunes élèves des classes de CE1 et CE2.

Après la visite-surprise au conseil municipal de Gasny dans l'Eure avant le débat avec les maires à Grand Bourgtheroulde mardi, Emmanuel Macron a effectué ce vendredi matin, en prélude à la deuxième rencontre avec des élus dans le cadre du débat national dans l'après-midi à Souillac dans le Lot, un autre déplacement impromptu. 

Stratégie de communication huilée 

Il s'est en effet rendu à l'école inter-communale de Saint-Sozy, en compagnie de ses ministres Jean-Michel Blanquer, Sébastien Lecornu et Jacqueline Gourault. Il y a rencontré les enseignants mais aussi les élèves des classes de CE1 et CE2. L'Elysée a elle-même diffusé des photos de cette rencontre, signe qu'il s'agissait d'une communication bien huilée. Camille Langlade, cheffe du service politique de notre antenne, l'a confirmé sur notre plateau:

"Ce qui est frappant, c’est l’image et le fait qu’en termes de communication ces visites sont surprises car Emmanuel Macron sait que si on connaît ses déplacements, certes il y aura de la presse mais aussi des manifestants et ce président aujourd’hui a un mal fou à se déplacer au contact des Français sans être parasité par des images de manifestants, d’opposants qui crient ‘Macron, démission’, ce sont les slogans entendus ce matin dans les rues de Souillac. A sa décharge, on peut dire qu’il a le mérite de continuer à aller au contact des Français. C’est toujours très encadré, très préparé, ça ne fuite pas. Donc, c’est maîtrisé pour l’instant."

"Les Français en gros, ce sont des maires et des enfants"

Jonathan Bouchet-Petersen, rédacteur en chef adjoint de Libération, a également livré son analyse:

"Ça ressemble à une fin de mandat. Les Français, en gros, c’est des maires et des enfants. Il y a donc un enjeu à avoir ces images, l’enjeu du bain de foule. Il y a eu un certain nombre de dérapages dans ce type d’échanges, mais ça devient une absolue nécessité. Ces schémas où il jaillit quelque part et surtout il ne faut pas qu’on sache où c’est, et quand il va quelque part, c’est bunkérisé et ville morte, on ne les avait pas au bout de 18 mois de mandat même sous Nicolas Sarkozy."

A la sortie de cette école, Emmanuel Macron s'est aussi entretenu avec plusieurs riverains venus l'interpeller. 

Robin Verner