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Aurore Bergé, proche d'Alain Juppé, rejoint Emmanuel Macron

Après avoir dirigé la campagne numérique d'Alain Juppé pendant la campagne de la primaire, Aurore Bergé jette l'éponge et rejoint Emmanuel Macron.

Une prise supplémentaire pour Emmanuel Macron. Le candidat à la présidentielle compte désormais dans ses rangs la juppéiste Aurore Bergé, selon une information de L'Express. Elue des Yvelines, celle qui avait coordonné la campagne numérique d'Alain Juppé pendant la primaire de la droite s'est décidée après avoir assisté au meeting lyonnais d'Emmanuel Macron, le 4 février dernier. Alain Juppé et son épouse ont été les rares à être informés de sa décision avant que celle-ci ne soit rendue publique. 

Le libéralisme "sur le plan économique et sociétal" du candidat, le public plus jeune qu'il attire, ont notamment achevé de convaincre Aurore Bergé de quitter Les Républicains - un parti dans lequel elle dit ne plus se retrouver. En cause, la candidature de François Fillon, dont elle rejette le conservatisme sociétal ainsi que l'attitude depuis l'affaire touchant son épouse Penelope. "Il y a des valeurs qui ne sont pas négociables, des lignes rouges qui devraient être infranchissables", écrit-elle dans une tribune dans L'Obs.

"J'y vois de la cohérence"

Aurore Bergé, interrogée par BFMTV, a assuré voir "de la cohérence" dans ce passage d'Alain Juppé à Emmanuel Macron, qui "réussit à agréger autour de lui des femmes et des hommes qui ne se sont jamais engagés en politique".

"Je n'ai jamais fait la campagne de François Fillon. On m'a proposé de rejoindre le groupe Les Femmes avec Fillon, ce que j'ai refusé parce que je n'avais pas ma place dans cette campagne. [...] Soit vous suivez aveuglément des hommes, soit vous suivez des convictions", a-t-elle lancé.

Aurore Bergé, qui n'avait pas repris sa carte chez Les Républicains en janvier, a rencontré l'équipe d'Emmanuel Macron début février. Si elle n'a pas "négocié de place", elle affirme qu'elle continuera de défendre les questions d'égalité des droits et de droits des femmes. Reste à voir comment son engagement va se concrétiser ces prochaines semaines, à 70 jours de l'élection présidentielle.

A. K.