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Aubry demande de laisser faire la justice dans l'affaire Guérini

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PARIS (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti socialiste demande de laisser la justice poursuivre son travail dans le dossier impliquant le...

PARIS (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti socialiste demande de laisser la justice poursuivre son travail dans le dossier impliquant le président PS du Conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini.

Martine Aubry n'a pas été convaincue par le rapport du député Arnaud Montebourg remis à la direction du PS, qui recommande la "destitution" des dirigeants de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, dont Jean-Noël Guérini.

Le frère de ce dernier, Alexandre Guérini, est en prison depuis le 1er décembre dans le cadre d'une information judiciaire sur les marchés publics des Bouches-du-Rhône.

"Il n'y a rien dans ce rapport, pas un élément concret, précis, pas un fait", déclare Martine Aubry sur le site internet du magazine Le Point.

"Aujourd'hui, je lis des choses dans la presse, des rapports d'écoutes, mais rien de précis ou de répréhensible", ajoute-t-elle. "Il faut laisser faire la justice. Pour l'instant, Jean-Noël Guérini n'a même pas été entendu".

Dans son rapport, Arnaud Montebourg recommande la destitution de Jean-Noël Guérini.

Il évoque des "témoignages relatant l'utilisation des moyens publics retirés ou attribués au gré des humeurs arbitraires (de Jean-Noël Guérini) en fonction du degré d'allégeance ou de résistance au pouvoir exercé par ledit président du Conseil général".

Il parle également de "contrôle sans limite", de "clientélisme féodal" et de "culte du chef" imposés par celui qui s'est autoproclamé président de la fédération PS alors que l'organisation normale du parti prévoit uniquement des "premiers secrétaires fédéraux".

Elizabeth Pineau et Laure Bretton, édité par Yves Clarisse